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mardi, 31 juillet 2018 16:38

Réponse à l’éditorial du 25 juillet

Lettre à l’éditeur

Dans son éditorial en réaction à mes commentaires sur les relations politiques des dirigeants franco-ontariens, Réjean Grenier associe principalement le leadeurship franco-ontarien à l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO). Il faut nuancer certaines affirmations.

La communauté franco-ontarienne a plusieurs leadeurs et dirigeants. L’AFO est une composante importante, mais il existe plus d’une centaine d’organisations et d’associations franco-ontariennes qui ont des relations politiques avec des mandats spécifiques. Elles sont aussi dans la plupart des cas apolitiques, mais ont-elles vraiment préparé le changement gouvernemental depuis le mois de juin? Ont-elles fait les relations politiques nécessaires actuellement pour faire face aux changements?

On va attendre bien souvent les cris lorsque les contributions gouvernementales seront diminuées et ceci affectera utilement les ressources humaines. Il ne faut oublier que la très grande majorité des principales associations et organismes franco-ontariens ont pignon dans la région d’Ottawa et pas à Sudbury.

De plus, comme mentionne monsieur Grenier, le texte a été publié pour la région d’Ottawa-Gatineau. Il n’a jamais eu la prétention de parler pour l’ensemble de la province de sorte que la région du Nord a sa propre réalité politique, qui est différente de celle de l’Est de la province. L’opinion que j’ai écrite était pour les gens de l’Est, qui, dans la très grande majorité des cas, décide de l’avenir de la francophonie ontarienne, que l’on soit d’accord ou pas. Par exemple, les ministres responsables de la francophonie ontarienne ont été pendant des années de l’Est de la province.

Voilà l’esprit du texte et il faut réveiller les leadeurs franco-ontariens maintenant, car il sera possiblement trop tard pour agir et seulement pleurer et crier. On juge toujours un nouveau gouvernement sur les 100 premiers jours au pouvoir et il sera trop tard pour changer les décisions prises à l’automne si on n’est pas présent dans le débat actuellement pour faire et prendre notre place. On doit être dans «la game» politique maintenant!

Gilles LeVasseur
Avocat et professeur de gestion et de droit à l’Université d’Ottawa

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La voix du Nord

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