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jeudi, 05 juillet 2018 10:00

Lettre ouverte à TFO : Encore plusieurs questions

Sudbury, le 27 juin 2018

Monsieur O’Farrell, Président et Chef de la direction

Madame Nkoa, Directrice des communications et chef de missions communautés franco-ontariennes

Madame Beaulieu, présidente du Conseil d’administration 
Groupe média TFO
Madame, Monsieur,

Je vous écris afin de faire le suivi de votre lettre publiée dans Le Droit dans lequel vous avez affirmé que «[n]otre nouveau poste à Sudbury sera maintenu pour couvrir la francophonie du Nord de la province». Aucun poste n’est affiché à présent. De plus, nous apprenons maintenant que le gel d’embauche imposé par le nouveau premier ministre Doug Ford s’applique également à Groupe média TFO (GMTFO). Il serait ainsi utile de clarifier la situation.

En effet, plusieurs anciens journalistes d’#ONfr ont confirmé depuis 24&bnsp;heures qu’ils quittaient définitivement TFO. Je crains que cette institution ait promis publiquement ce qu’elle ne peut pas livrer. D’ailleurs, est-il réellement possible de soutenir que «[n]os correspondants seront toujours aussi présents sur le terrain pour aller à la rencontre de la communauté et pour l’informer des réalités avec la même efficacité» lorsque TFO a renvoyé la moitié de ses journalistes et que, aux dernières nouvelles, ils ne seront pas remplacés?

Les gens ont été furieux suite à l’annonce des compressions le 13&bnsp;juin 2018. Mais avouons qu’ils ont été très généreux. Ils ont patienté devant les promesses du Conseil d’administration et de la direction. Or, il m’apparait peu probable que vous soyez en mesure de réaliser ces promesses. C’est pourquoi j’espère obtenir des réponses claires à des questions précises. Premièrement, quand le poste de journaliste d’#ONfr à Sudbury sera-t-il pourvu?

Deuxièmement, quand est-ce que le rapport annuel pour l’année 2017-2018 sera publié? Troisièmement, quand est-ce que le nouveau plan stratégique dont vous avez mentionné dans votre dernière lettre sera rendu public? Enfin, va-t-il avoir des conséquences dans la haute direction pour les décisions d’affaires qui nous ont menés dans cette crise? Ces questions s’ajoutent aux interrogations quotidiennes que je mets en ligne auxquelles plusieurs attendent des réponses.

À présent, il m’apparait clair que ce sont les artisans de TFO, la communauté franco-ontarienne et les Franco-Sudburois qui ont payé un prix disproportionnellement élevé depuis le 13&bnsp;juin pour des décisions prises par des gens qui s’en sortent indemnes. Finalement, j’estime qu’il ne suffit plus à présent d’affirmer son attachement à l’Ontario français et à la francophonie canadienne. Il m’apparait nécessaire, comme on dit par chez nous, que «les bottines suivent les babines»; aux paroles doivent suivre des actes.

En vous remerciant de l’attention portée à cette requête et de la grande ouverture que vous avez démontrée devant les critiques et le dialogue engagé depuis plus d’une semaine, je vous prie d’agréer, madame, monsieur, de mes sincères et respectueuses salutations.

Serge Miville, Ph. D.
Professeur adjoint, département d’histoire
Chaire de recherche en histoire de l’Ontario français
Université Laurentienne

Lu 517 fois Dernière modification le jeudi, 05 juillet 2018 10:10