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mercredi, 16 mai 2018 08:00

Ah, la lecture!

De mercredi à dimanche dernier, Sudbury a célébré la littérature. C’était la 8e édition du Salon du livre du Grand Sudbury et ce fut encore un grand succès. Sudbury étant la capitale culturelle du Canada français hors Québec, il est important pour nous d’appuyer et de marquer notre présence dans tous les secteurs artistiques. Et de bien le faire.

Les Salons du livre de Sudbury ont toujours su se démarquer. On n’a qu’à penser à l’évènement «Lire ma ville», présenté lors d’un salon précédent. Cette activité permettait aux participants de monter à bord d’un autobus et de faire le tour d’une série d’endroits, tels l’ancienne maison du TNO dans le Moulin à fleur ou le Collège Sacré-Cœur, qui ont fait l’objet de grands textes littéraires depuis 50 ans. Ou encore, l’année où les visiteurs pouvaient parcourir la ville pour en découvrir l’histoire architecturale. Ces deux évènements et bien d’autres ont enseigné des choses même aux plus grands lecteurs parmi nous. C’est en partie ça un Salon du livre.

L’édition 2018 a maintenu cette tradition. Cette année, une grande part de la découverte s’est cependant faite à la radio. Cette décision a permis au Salon et à ses auteurs de rayonner sur un vaste territoire. La radio de Radio-Canada a toujours été aux Salons, mais cette année, elle s’est vraiment démarquée. Non seulement nos émissions locales et provinciales étaient présentes, mais, vendredi dernier, l’émission quotidienne Médium large était diffusée à partir de Sudbury. Et il faut dire que l’animatrice, Catherine Perrin, et son équipe ont vraiment mis Sudbury et le Nord de l’Ontario au centre de cette diffusion. Les Canadiens qui ne le savaient pas déjà — ici on pense surtout aux Québécois — ont appris que Sudbury est une pépinière culturelle.

Comme d’habitude, le Salon a aussi mis en vedette les auteurs et auteures qui ont des racines dans le Nord — en passant, le dieu linguistique des Français, le Petit Robert, féminise auteur par autrice, mais indique aussi que auteure est le modèle du Canada. Ainsi, lors de panels ou d’émissions radio, on a pu rencontrer le président d’honneur du Salon, Michel Ouellette, ainsi que Melchior Mbonimpa, Mireille Groleau, Daniel Groleau-Landry, Aurélie Lacassagne, Serge Miville, Jean-Marc Dalpé, Chloé LaDuchesse et bien d’autres qui pardonneront notre oubli. Et c’est sans compter les merveilleuses rencontres avec les visiteurs et les exposants au Salon.

En parlant des exposants, certains ont émis des réticences quant à l’achalandage. Il faut bien comprendre que ces exposants viennent ici présenter leurs livres dans le but d’en vendre et s’il n’y a pas assez de visiteurs, ils retourneront bredouilles. Et ne reviendront plus. Un Salon ne peut se permettre ça.

Lors des prochains Salons, il faudra donc trouver des façons d’attirer une plus grande clientèle. Et c’est surtout à la communauté des lecteurs de Sudbury de faire sa part. Si nous tous qui aimons lire allons au Salon et y achetons un livre pour nous et un autre pour nos enfants ou amis, le Salon deviendra un succès commercial.

À nous de jouer dans 2 ans et l’an prochain à Hearst.

Lu 965 fois Dernière modification le mardi, 15 mai 2018 14:37
Réjean Grenier

Éditorialiste

Sudbury