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lundi, 12 février 2018 15:57

Francophonie et Premières Nations à l'avant-plan

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La discussion s'est déroulée au Centre autochtone de partage et d'apprentissage de l'Université Laurentienne. La discussion s'est déroulée au Centre autochtone de partage et d'apprentissage de l'Université Laurentienne. Photo : Julien Cayouette
Sudbury — Les questions francophones et autochtones ont pris pratiquement toute la place lors d'une discussion ouverte entre la première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, et les étudiants de l'Université Laurentienne lundi dernier.

On a pu entre autres entendre la première ministre dire clairement que le Parti libéral n'avait pas de plan pour faire de l'Ontario une province officiellement bilingue, comme le réclame l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario et le commissaire au services en français.

La chef du Parti libéral de l'Ontario entamait en fait une tournée des établissements d'enseignement postsecondaire de l'Ontario à Sudbury lundi. La Laurentienne était son premier arrêt, elle a également visité le Collège Boréal et le collège Cambrian dans la même journée.

La coprésidente du Regroupement des étudiants franco-ontariens (RÉFO), Josée Joliat, a mentionné au Voyageur après la rencontre à l'Université Laurentienne qu'elle était heureuse la majorité des questions aient été posées en français. D'ailleurs, Mme Wynne a eu de la difficulté à répondre entièrement en français à certaines questions posées dans la langue de Molière.

Mme Joliat a en fait été la première à poser une question en français à la première ministre. Elle a d'abord relevé la fausse image que projettent les universités bilingues sur la santé de leurs programmes de formation en français et a demandé ce que les libéraux comptaient faire pour améliorer la formation universitaire en français dans le Nord. Mme Wynne s'est appuyée sur la création de l'Université de l'Ontario français dans sa réponse, soulignant que le plan était d'abord de combler le manque dans le Sud, mais qu'elle espérait que l'université aurait la vision de devenir un établissement provincial.

En réponse à une question concernant le bilinguisme des municipalités, Mme Wynne a seulement dit qu'elle serait heureuse de « valider » le statut bilingue des villes qui en feraient la demande à la province, un peu comme pour Ottawa.

Elle a par la suite ajouté, en répondant à une question d'un étudiant francophone, que la ministre des Affaires francophones, Marie-France Lalonde, travaillait déjà sur un plan pour améliorer les services en français.

La douleur des autochtones

L'acquittement de Gerald Stanley vendredi dernier pour le décès de Colten Boushie en 2016, un jeune autochtone de la Saskatchewan, et le décès par balle de deux autres autochtones dans le Nord de l'Ontario la semaine dernière ont teinté la discussion.

Une femme a d'ailleurs demandé à Mme Wynne si elle avait un plan pour mettre un frein « à la perte de vies autochtones ». Celle-ci a simplement répondu que la situation était prise au sérieux par le gouvernement et qu'une réflexion était déjà en cours.

La rencontre a d'ailleurs commencé par un chant ojibwé.

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Julien Cayouette

Directeur de l'information

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