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vendredi, 06 octobre 2017 00:33

Une distinction d’outre-mer pour Pierre Riopel

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Pierre Riopel, deuxième à partir de la gauche, a tenu à remercier, lors de cette cérémonie, l’apport d’enseignants qui ont eu un impact dans sa vie. Reynald Aubin, Louise Guérin et Roseline Harrison accompagnent M. Riopel sur la photo. Pierre Riopel, deuxième à partir de la gauche, a tenu à remercier, lors de cette cérémonie, l’apport d’enseignants qui ont eu un impact dans sa vie. Reynald Aubin, Louise Guérin et Roseline Harrison accompagnent M. Riopel sur la photo. Photo : Julien Cayouette
Sudbury — Pierre Riopel a été décoré de l’insigne de Chevalier de l’Ordre des palmes académiques par le Consul général de France à Toronto, Marc Trouyet. Il a reçu sa médaille à la Villa Loyola le 5 octobre, justement la Journée mondiale des enseignants.

Cet honneur, instauré en 1808 par Napoléon, souligne le travail exceptionnel d’une personne qui a œuvré en éducation et qui a contribué à l’expansion de la culture francophone.

«Pierre Riopel mérite cette distinction parce que les critères retenus pour les palmes académiques sont justement ceux de l’éducation, du français et d’un engagement individuel, valeurs que [Pierre Riopel] a pu démontrer dans sa carrière», affirme M. Trouyet au Voyageur.

Déjà au fait de l’existence des Palmes, M. Riopel a été très surpris lorsqu’il a appris, en février, qu’il en serait l’un des récipiendaires. «Je me suis toujours dit pendant ma carrière que je voulais jouer un rôle de leadeurship dans le domaine de l’éducation en vue d’assurer l’épanouissement de la langue française dans la communauté où je me retrouverais. Donc, c’est un peu comme si on reconnaissait ce travail-là, qu’on me dit “beau travail, bien fait et félicitations”», explique-t-il.

Parcours

Pierre Riopel — qui aurait été baptisé Peter si son père n’avait pas arrêté le curé anglais qui prononçait le sacrement, a-t-on appris — a amorcé sa carrière en tant qu’enseignant au secondaire. Il a occupé plusieurs autres fonctions au cours de sa carrière, dont enseignant à l’université, chef de secteur et directeur d’école avant de devenir surintendant de l’éducation puis directeur de l’éducation au Conseil scolaire public du Grand Nord de l’Ontario ainsi que président du Collège Boréal avant sa retraite. Il a de plus siégé au conseil du curriculum du ministère de l’Éducation de l’Ontario et fait présentement partie du conseil des régents de l’Université de Sudbury.

«Il est également un francophone engagé dans sa communauté», poursuit M. Trouyet dans son discours. Il a siégé au conseil d’administration du Centre de santé communautaire de Sudbury-Est, de la Société historique du Nouvel-Ontario, de l’Association des gestionnaires de l’éducation franco-ontarienne et du Centre franco-ontarien de ressources pédagogiques.

Lors de son discours, Pierre Riopel a souligné que l’éducation était ancrée dans ses gènes, puisque son grand-père a supervisé l’ouverture d’une école francophone de Guilletteville. «Imaginez-vous qu’en attendant l’ouverture de l’école, les élèves faisaient la classe dans le salon chez mes grands-parents», raconte-t-il. Son père a également été un éducateur qui, lui aussi, a siégé au conseil des régents de l’Université de Sudbury.

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Julien Cayouette

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