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mercredi, 12 juillet 2017 10:39

Deux interprétations des objectifs des Jeux de la Francophonie

Écrit par 
Sudbury — La délégation canadienne qui participera à la 8e édition des Jeux de la Francophonie présentée à Abdijan en Côte d’Ivoire, comprend des athlètes et des artistes anglophones. La Fédération culturelle canadienne-française (FCCF) se pose des questions sur le processus de sélection d’une partie des membres de la délégation canadienne.

La liste des participants inclut deux athlètes pour le Nord de l’Ontario. Caroline Ehrhardt d’Espanola a confirmé au Voyageur qu’elle ne maitrise pas le français. Tristan Slater, un sauteur natif de North Bay avec la double citoyenneté canadienne et américaine, habite aux États-Unis depuis qu’il a deux ans.

La FCCF a également constaté il y a quelques semaines une sous-représentation de certaines communautés francophones en milieu minoritaire sur l’équipe d’artistes du Canada. L’organisme trouve inacceptable qu’il n’y ait que trois artistes franco-ontariens et un franco-manitobain parmi la liste de 12 participants canadiens.

Dans un communiqué de presse émis par la FCCF, le président, Martin Théberge, critique le gouvernement fédéral et le Conseil des arts du Canada de ne pas avoir assuré une juste représentativité des artistes venant de communautés francophones et acadiennes.

«La Fédération culturelle canadienne-française se pose beaucoup de questions par rapport au choix des artistes de l’équipe Canada pour les Jeux de la Francophonie à Abdijan. Il faut comprendre qu’au Canada, il y a trois équipes [participantes], soit une du Nouveau-Brunswick, une du Québec et une pour le Canada. Puisque le Canada a ces trois sièges à l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), on a droit à ces trois équipes-là aux Jeux de la Francophonie», souligne M. Théberge.

La FCCF se soucie principalement des participants du volet artistique. «Le premier constat qu’on doit faire c’est sur les sites web de ces artistes-là, car il y a en deux qui ont des sites web unilingues anglophones. Donc ça nous amène à poser plusieurs questions sur le processus», élabore M. Théberge.

Des jeux géopolitiques

Le chef de mission pour équipe Canada aux Jeux de la Francophonie, Guy Delorme, voit les choses différemment. Il explique que les membres de l’équipe canadienne sont sélectionnés selon leurs habiletés dans leur maitrise.

«La majorité des gens sont francophones ou francophiles. Je vous rappelle que les Jeux de la Francophonie sont des jeux géopolitiques et non pas des jeux linguistiques. Alors la sélection est faite à travers le pays selon les normes et les standards de performances au niveau des sports et selon un jury qui suit une série de critères pour les artistes», affirme M. Delorme.

«Les Jeux de la Francophonie célèbrent la francophonie, promeuvent la langue française et l’entraide entre les divers pays qui se rassemblent autour de la francophonie. L’espace francophone inclut également des pays comme le Kosovo, le Viêtnam et des pays d’Amérique du Sud où le français n’est peut-être pas une langue première, mais qui est une langue quand même partagée ou promeut dans certains cercles dans ces pays-là.»

Le site web des Jeux de la Francophonie identifie dans sa liste d’objectifs que les Jeux doivent favoriser l’émergence de jeunes talents artistiques francophones sur la scène artistique internationale, contribuer à la préparation de la relève sportive francophone en vue de sa participation à d’autres grands évènements sportifs et de contribuer à la promotion de la langue française.

Lu 1863 fois Dernière modification le mercredi, 12 juillet 2017 11:00
Éric Boutilier

Correspondant

North Bay et Nipissing

Sports

eric.boutilier@levoyageur.ca

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