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mercredi, 12 juillet 2017 07:00

Les grands débats #1

Écrit par 
Au-delà de sa mission d’information, un journal se doit aussi d’encourager son lectorat à réagir à son contenu, à susciter un débat et une réflexion sur des sujets d’intérêt public. Il s’agit là en effet de la principale raison d’être de l’éditorial et des lettres à l’éditeur que publient presque tous les journaux d’information, dont Le Voyageur depuis ses débuts. Nous vous ferons revivre, au cours des prochains mois, certains des grands débats ayant suscité l’intérêt des lecteurs du Voyageur, qui se sont très souvent servis du journal comme portevoix.

Au mois de mars 1969, le film québécois La petite Aurore, l’enfant martyre, réalisé par Jean-Yves Bigras et sorti 17 ans auparavant, effectue une tournée nord-ontarienne. Inspirée de faits vécus, l’œuvre relate le drame d’Aurore Gagnon — Aurore Andois dans le film —, jeune fille originaire de Sainte-Philomène de Fortierville, qui s’est éteinte à l’âge de 10 ans en 1920, deux ans après le décès de sa mère biologique. Deux ans que la fillette aura également passés sous le joug de sa belle-mère, Marie-Anne – Marie-Louise dans le film —, qui lui fera subir les innombrables sévices corporels des suites desquelles elle finira par mourir.

En l’espace de 13 jours — du 13 au 25 mars 1969 —, le film sera projeté au cinéma Lido de Sturgeon Falls, à la salle municipale d’Azilda, au cinéma Plaza de Chelmsford, aux salles paroissiales de Hanmer et de Blezard Valley ainsi qu’au Collège Notre-Dame de Sudbury, qui était encore géré à l’époque par les Sœurs de la Charité d’Ottawa (Sœurs Grises de la Croix). À Sudbury, le film a connu un tel succès que six représentations supplémentaires ont été prévues entre le 15 et le 19 juin.

Six lettres à l’éditeur au sujet du film ont été publiées dans Le Voyageur au cours des semaines suivant son passage initial à Sudbury. La toute première émanait de Robert Arsenault, diplômé du Collège Notre-Dame, alors étudiant à l’Université de Sudbury.


9 avril 1969

Monsieur l’éditeur,

Le mardi 25 mars dernier, nous sommes allés voir, en l’auditorium du Collège Notre-Dame Aurore l’enfant martyre (un film désormais «classique» du répertoire sadique et masochiste du cinéma canadien). Si vous êtes de ceux qui adorent le mélodrame, qui aiment baigner dans les larmes, qui ne peuvent pas se passer d’un beau martyr, AURORE n’est pas à manquer! Vous aurez de quoi vous rassasier!

On répète sans cesse que les grands films provoquent la réflexion, réflexion nourrie par les impressions fortes que ces mêmes films laissent mijoter en nous. AURORE n’est malheureusement pas un de ces films.

Cependant, plusieurs questions sautent aux yeux. Il est impossible de laisser passer inaperçu le fait que ce film ridicule a été projeté au Collège Notre-Dame, institution sous la direction des Sœurs Grises de la Croix. Comment les religieuses, ayant à leur charge l’éducation des adolescents d’une partie de la population francophone de cette ville et soi-disantes conscientes des problèmes qui sévissent actuellement dans la nation canadienne-française ainsi que ceux de la jeunesse, ont-elles pu accepter de présenter ce film d’une médiocrité flagrante et dans lequel «pleuserie» et «sensiblerie» sont à l’honneur? Il me semble, encore une fois, que les religieuses du Collège Notre-Dame ont fait preuve d’étroitesse d’esprit et se sont révélées comme promotrices du «paroissialisme».

Si tel n’est pas le cas, reste alors une autre possibilité. Certaines à l’avance du succès de cette entreprise, les religieuses auraient pu y voir l’occasion de faire de l’argent. Toutefois, nous préférons les voir étroites d’esprit qu’avides au gain.

Nous ne succombons pas à la tentation de résumer, analyser et juger ce film puisqu’en définitive, cela ne serait que peine et temps perdus. Nous préférons relater certains évènements que nous avons pu vivre le 25 lors de la sixième représentation. Notons qu’on nous accueille très gentiment à la porte : une image d’Aurore en guise de billet, une exposition des instruments de torture, une photo de la maison de la petite martyre, une de l’église où eurent lieu les funérailles, une trentaine de pancartes et d’affiches sur les murs et les portes... On se serait cru à l’oratoire St-Joseph!

Le gymnase était rempli et Sœur Claire Aline nous faisait remarquer qu’il y avait moins de personnes que lors des cinq premières représentations. L’auditoire se composait surtout de femmes et d’enfants. Il y avait même des enfants dont l’âge ne dépassait guère les quatre ans. D’ailleurs, vers la fin du film, alors qu’Aurore recevait un coup de fer à repasser en pleine figure, une centaine de ces jeunes éclatèrent en sanglots et, de concert, firent un tel bruit qu’il fut alors impossible d’entendre le dialogue des comédiens à l’écran.

Ou encore: plusieurs des scènes de tortures furent ponctuées de «mon doux Jésus» et de «bonté divine» par nos bonnes mères qui, à ce moment-là, se félicitaient peut-être d’être des mères exemplaires. Une d’entre elles de dire à son fils d’environ cinq ans à la sortie du film: «Voilà ce qui t’arrivera si tu n’écoutes pas!» C’est tout de même un peu fort, non?

Nous ajouterons tout simplement que ce film a été retenu (oui retenu) tant que les foules qui accourraient voir ce spectacle de boucherie religieuse étaient nombreuses alors que l’assistance au ciné-club universitaire, où l’on présentait des films d’un calibre plus élevé, était d’une pauvreté pitoyable.

Le film Aurore, l’enfant martyre et sa projection devant des foules impressionnantes constituent une des nombreuses formes d’aliénation dont notre nation a tant de mal à s’affranchir. En encourageant des stupidités semblables, la population francophone de Sudbury manifeste sa volonté de vivre son aliénation avec une complaisance maladive.

Robert Arsenault
Université de Sudbury


16 avril 1969

En réponse à Robert Arsenault;

Monsieur l’éditeur,

Je me demande pourquoi vous, monsieur Arsenault, reprochez tant aux religieuses d’avoir permis la projection du film Aurore, l’enfant martyre au Collège Notre-Dame. Seriez-vous jaloux du succès remporté par ce film, comparativement à ceux du ciné-club universitaire? Les raisons que vous apportez pour protester sont de bien piètres arguments. Savez-vous seulement ce que vous dites quand vous parlez de «pleuseries» et de «paroissialisme»? Souvenez-vous que cette histoire vécue s’est passée en 1920 et non en 1969. C’est sans doute pour revivre un drame de leur époque que nos parents et leur progéniture sont allés voir ce film. J’imagine que si on représente la vie de Christine Keeler à Sudbury, vous serez un des premiers à vouloir voir cette histoire vécue, prétextant que c’est un cas de notre temps, et un film comme ça j’appelle ça de la cochonnerie.

Ordinairement, une personne intelligente va voir un film parce qu’elle en a entendu parler et que le film s’avère bon. Vous, monsieur, sachant qu’Aurore, l’enfant martyre était d’une médiocrité flagrante (après 5 représentations, vous auriez dû le savoir), pourquoi vous êtes-vous même dérangé pour y aller? Est-ce pour encourager les promoteurs de tels films, par curiosité ou pour faire le mouton? Si votre prétexte est bon, dites-vous que les autres francophones avaient sans doute une bonne excuse pour aller voir la petite Aurore. Je ne condamne pas les religieuses pour avoir loué leur salle, car si vous comparez ce film à d’autres films de nudité, de révolte et de libertinage qui trainent au cinéma pendant des semaines, la mauvaise influence d’Aurore, l’enfant martyre sur la société est bien minime. Tout film n’est pas excellent.

Au lieu de vous élever contre les religieuses qui ont voulu rendre service, je vous encourage à déployer votre zèle en travaillant à faire disparaitre la révolte et l’obscénité qui nous entourent. Vous avez là deux maux beaucoup plus néfastes que «la pleuserie», «le paroissialisme» et «l’étroitesse d’esprit».

Un francophone
Sudbury, Ontario



Monsieur le rédacteur,

Dans l’édition du 9 avril, vous publiez une lettre de M. R. Arsenault au sujet du film de la petite Aurore. Je ne désire pas prendre la défense de ce classique, car je ne l’ai pas vu. J’avais lu une critique pas trop flatteuse de ce mélodrame il y a quelques années et je n’étais pas intéressé à vérifier ce qu’on en avait dit. Si je vous écris, c’est que je trouve M. Arsenault fort injuste envers le Collège Notre-Dame et les religieuses. Un peu plus et ce cher monsieur jetait un anathème sur toute l’Église et il ose parler d’étroitesse d’esprit.

Est-ce que quelqu’un s’est déjà avisé de blâmer la direction et les professeurs des écoles secondaires à cause de certains navets qu’on a présentés dans l’auditorium du Sudbury High School? Et en parlant des navets, le plus récent, présenté par la section anglaise de l’université, valait bien Aurore, l’enfant martyre. Que dire maintenant de certains films présentés dans nos salles de cinéma locales? Certains sont autrement corrupteurs, déformateurs et sadiques que les «pleuseries» dont on parle.

Il faut être injuste aussi pour insinuer que les religieuses sont avides au gain quand on connait les sources de revenus du Collège et qu’on sait que souvent, les religieuses prêtent leur salle ou la louent à un prix très modique.

Si on a offert la salle pour montrer ce film, c’est probablement parce qu’on ne le connaissait pas et par la suite, on n’a pas voulu briser un engagement. À moins d’avoir des preuves du contraire, c’est ce que je veux croire.

M. Arsenault lance aussi ses foudres à la population de Sudbury en général parce qu’elle n’a pas assisté au ciné-club de l’université. M.Arsenault sait-il que les promoteurs d’Aurore se sont promenés pendant une semaine avec une automobile montée de hauts-parleurs pour annoncer leur film? En dehors du cercle universitaire, qui était au courant du ciné-club? On n’a certainement pas inondé la ville et la région d’annonces publicitaires.

Veuillez me croire votre tout dévoué.

Henri A. Brunet


23 avril 1969

Monsieur l’éditeur,

Votre journal Le Voyageur de la semaine dernière offrait un article intitulé La petite Aurore écrit par Robert Arsenault. Je crois qu’il ne faut pas laisser cet écrit comme tel, sans ajouter l’opinion défensive et adéquate d’une masse assez imposante.

«Ce film», comme dit l’auteur, «est désormais classique du répertoire sadique et masochiste du cinéma canadien...», mais je dois rappeler que c’est un film réaliste. Les spectateurs n’ont certainement pas assisté à cette représentation pour «se rassasier d’un bon mélodrame et se baigner dans les larmes...»

Cependant, ce jeune universitaire ne peut concevoir que ce film «ridicule», comme il le dit, ait été présenté au Collège Notre-Dame. Il parle sans savoir, car ce spectacle a paru à l’écran à Chelmsford, McFarlane Lake, Garson et autres endroits, mais Robert n’a pas osé mentionner ces autres endroits, car ce n’était pas là sa première intention. Nous sommes aussi rusés que lui. D’ailleurs, il le dit lui-même, «nous ne succombons pas à la tentation de résumer, analyser et juger ce film puisque ce ne serait que peine et temps perdus».

Comme c’est évident, ce jeune aime à perdre du temps. Il n’est pas assez brave pour employer le pronom «je», il préfère se dissimuler en se servant de «nous». La balle lancée nous revient toujours. L’article de Robert a été discuté, nous avons jugé l’auteur satirique, sarcastique et fantasque, ironique, profitant de ce film pour cacher son venin dans un essai de rabaissement de certaines gens. [...] Fausse est ta pensée, Robert Arsenault, ancien du Collège, que les Sœurs Grises de la Croix ont voulu profiter de cette «occasion pour faire de l’argent». Viens constater toi-même les dommages causés au gymnase. Viens, n’hésite pas, tu pourras ensuite parler avec preuve.

Autres raisons qui me poussent à être sévère envers ton faux jugement : c’est que le Collège Notre-Dame ouvre ses portes à tous ceux à qui ça rend service : Jeunesse musicale vient offrir le 30 avril prochain, sans compter tous les exercices prévus, un concert de haute qualité probablement d’un calibre trop élevé pour que tu en apprécies la valeur... Informe-toi, à qui de droit, quel est le prix de la location de la salle, «rien»... Si nous comptions combien de fois le Synode a tenu ses séances à la salle du Collège Notre-Dame et pour combien? En mars dernier, une équipe universitaire est venue réserver ce même auditorium demandant en plus, aux religieuses de dresser des tables pour dégustation de vins et fromages après la pièce, et tout ce dérangement pour la modeste et ridicule somme de quelques dollars. Combien d’occasions comme celles-là, prouvent que les Sœurs Grises de la Croix ne regardent pas le signe de la piastre lorsqu’il s’agit d’accueillir, de donner de leur temps et de prêter leur maison.

«Étroitesse d’esprit», l’a bien celui qui juge l’autre...

Si on avait attaqué le sujet avec raison, je n’aurais pas contesté, mais il vaut la peine de dévoiler la vérité aux aveugles. L’assistance fut-elle aussi nombreuse qu’au ciné-club universitaire? Y aurait-il un point de jalousie, Robert?

Tu étais le bienvenu à tous les évènements de culture et de délassement qui ont eu lieu au Collège Notre-Dame par le passé, tu es encore le bienvenu à ceux qui se préparent. Te verrons-nous le 30 avril au concert Jeunesse musicale, le 4 mai pour le concert de Pierre Calvé, chansonnier captivant; tout le programme de la semaine française t’intéresse-t-il?

Mariette Adam
Élève finissante, Collège Notre-Dame



Monsieur le rédacteur,

J’ai lu avec beaucoup de sympathie la lettre de Monsieur Arsenault qui déplorait la présentation du film Aurore, l’enfant martyre au Collège Notre-Dame, et au profit de cette institution. Comme lui, j’ai gémi devant la publicité qu’on y faisait. J’ai senti qu’on avilissait davantage notre pauvre peuple si peu cultivé (l’assistance en fait preuve) et dont le sens enfantin de l’émerveillement devant les montres font de lui le consommateur avide de l’hebdo Allo Police. En exploitant ce sens morbide, on l’encourage en fait. Je regrette, avec tous ceux qui aiment nos communautés religieuses, que le Collège Notre-Dame ait été associé à de telles horreurs, surtout parce que l’ensemble de leur œuvre tend précisément vers le contraire. Où avons-nous puisé les quelques lueurs d’appréciation esthétique, par la littérature ou la musique ou le dessin, sinon dans les écoles de nos congrégations? La culture canadienne-française n’existe que parce que les communautés s’y sont données à coup de millions et d’efforts héroïques. Les Sœurs Grises ne font pas exception. Il est ridicule de les accuser de cupidité.

[...] Elles sont restées chez nous au cout d’énormes sacrifices. Et elles donnent encore aux jeunes, aux orphelins et aux vieillards des valeurs qui ne s’évaluent pas. Elles prêtent même gratuitement aux Jeunesses musicales (et depuis 17 ans!) leurs salles, pour favoriser notre épanouissement culturel. Personne, nul groupe n’a encouragé la culture, la vraie culture, avec autant de zèle et d’ardeur à Sudbury que les Sœurs Grises de la Croix. Aurore n’aura été qu’un faux pas dans un très long et très ardu pèlerinage. Oublions ce qu’il y a de disgracieux dans cette affaire et songeons sérieusement au besoin que révèle le Collège Notre-Dame. Si nous avions à cœur d’aider vraiment, nous organiserions une souscription de soutien en toute conscience et chacun donnerait dix fois le prix d’un billet de spectacle. Si nous n’y étions pas prêts, nous ne mériterions pas leurs services.

Robert Millette,
Président, Jeunesses muciales de Sudbury


30 avril 1969

Monsieur le rédacteur,

Vous avez publié deux lettres le 16 avril au sujet du film Aurore, l’enfant martyre auxquelles je me dois de répondre.

D’abord, la première : ce monsieur passe un bon paragraphe à reprocher à M. Arsenault d’avoir assisté à une représentation du film, lui accordant comme motif soit la curiosité, la moutonnerie ou le désir d’encourager les promoteurs du film. Sans doute s’il n’avait pas vu le film, il serait accusé de porter jugement sans être informé. Notre pauvre type est damné de tous côtés.

Cette lettre parle aussi de la mauvaise influence «bien minime» du film en se comparant aux films de «nudité, de révolte, de libertinage» ou autre «cochonnerie». Je crois que cet individu évite l’idée centrale. Ce qui est reprochable justement, c’est l’exploitation de certaines poussées humaines telles que le sexe pour une fin commerciale, sans intérêt artistique. J’ajoute cette dernière note, car il ne faudrait pas pour autant condamner de façon absolue tout film qui traite de ce sujet; par exemple, le film Roméo et Juliette traite de l’amour d’une façon très délicate tout en ayant des scènes de «nudité».

Pour ce qui est d’Aurore, ce qui déplait, c’est que ce film fasse appel à une motivation sadique et morbide, tout en prétextant d’assumer un caractère historique. Lorsque la «mauvaise dame» se faisait donner «justice», c’est-à-dire qu’elle se faisait battre férocement, l’auditoire hurlait de joie — une réaction qui ne cadre pas tout à fait avec des préceptes chrétiens. Ce film est comparable à un accident de route lorsqu’il y a des victimes sanglantes — on trouvera toujours des foules pour voir ça.

Lorsque j’ai moi-même demandé à l’individu qui dirigeait la projection s’il n’avait pas certains remords à montrer ce film, il m’a répondu : «Nous n’avons pas d’idéaux, notre idéal, c’est la piastre».

Voilà ce qui m’amène à la deuxième lettre, qui semble vouloir justifier l’action des religieuses du Collège Notre-Dame. Il est évident que cette salle a été choisie à dessein, tout comme les salles paroissiales de la région. Pour mieux vendre le film, on a voulu l’entourer de l’auréole de la religion.

Je comprends l’emportement de Monsieur Arsenault lorsqu’il condamne cette déformation de la religion.

Pour ce qui est du ciné-club, je dois dire que je suis fier de ce qu’ils ont représenté. Ces «maudits p’tits étudiants» ont su présenter un programme varié et de bonne qualité. Il est déplorable que les professeurs du Collège Notre-Dame et du Sudbury High School n’aient pas encouragé leurs étudiants francophones à y assister. On pourrait attribuer cela aussi à un mauvais système de valeurs.

Étienne Saint-Aubin
Sudbury

Lu 1550 fois Dernière modification le mercredi, 12 juillet 2017 00:16
Bienvenu Senga

Journaliste

Sudbury

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