FacebookTwitter
vendredi, 20 décembre 2013 10:15

La violence au hockey n’a plus sa place

C’est une question simple, mais sans réponse simple. À partir d’où et de quand y a-t-il trop de violence au hockey professionnel ? Il faut commencer avec la définition du mot violence, qui en elle-même peut générer de la controverse. Si une action survient dans le cadre des règlements du hockey, comme une mise en échec, elle ne peut être qualifiée de violence. Il en est de même pour ce qui est des actions qui surviennent hors de la portée des règlements, tels des coups de poing pendant une bagarre, puisqu’il est compris que ces actions violentes font partie des sports de contact. Un coup de bâton à la tête, ce n’est pas permis dans les règlements du hockey ou dans n’importe quel sport. Par contre, on l’accepte trop souvent. Donc, la violence au hockey, c’est les actions qui ne sont pas permises. Mais elles restent tolérées.

  Afin de déterminer la différence entre une violence voulue et non voulue, et décider comment cette différence devrait être gérée est un défi de taille, avec une différente réponse de différents intervenants. La violence fait partie du hockey depuis les débuts de ce sport, mais les résultats des dernières années dans les rangs professionnels en laissent plusieurs dégoûtés. Sidney Crosby, Brian Orpik, Max Pacioretty, Patrice Bergeron et d’autres bons joueurs du passé tels Eric Lindros et Pat Lafontaine ont tous subi des blessures graves dans les rangs professionnels. Mais ce n’est que la pointe de l’iceberg. Un groupe de plus de 200 hockeyeurs intente une poursuite en justice contre la Ligne nationale de hockey (LNH) pour avoir été complice et même avoir encouragé cette violence.

  Dans le hockey mineur au pays, Hockey Canada, l’organisme directeur, a banni les mises en échecs chez les moins de 12 ans. C’est un début.  Les rangs du hockey mineur au Canada ne cessent de diminuer en raison du coût élevé et de la violence. L’élimination de cette violence ne pourra survenir que lorsque Hockey Canada décidera de punir la violence préméditée et celle qui cause des blessures.

Il faut que la LNH montre l’exemple aux autres associations de hockey et fasse preuve d’une rigidité sans compromis (tolérance zéro) envers cette violence qui n’a aucune place dans ce sport. Bientôt, la LNH prendra une pause pour permettre aux joueurs qui œuvrent dans cette ligue de représenter leur pays aux Jeux olympiques d’hiver à Sotchi, en Russie. À mon avis, c’est le meilleur hockey grâce à la vitesse du jeu et à la disparition de la violence non nécessaire. De plus, le hockey féminin sera encore une fois mis en évidence lors de ces Jeux, comme à tous les quatre ans. C’est un autre exemple de hockey de haut calibre sans violence.

  Comme parent très engagé dans le sport que j’adore en tant que joueur, entraîneur et arbitre depuis plusieurs années, je me demande si les bénéfices l’emportent sur le potentiel de blessure grave à mes enfants. Ne serait-il pas plus simple — et surtout plus sécuritaire — de pratiquer le tennis, le golf ou la natation ? La question est pertinente, car dans le Bas-St-Laurent, au Québec, les parents d’un joueur de niveau pee wee intentent présentement une poursuite au civil contre Hockey Québec, Hockey Canada et le présumé agresseur à la suite de coups de bâton subis lors d’un match. Le garçon de 11 ans est resté étendu sur la glace pendant de longues minutes et souffre d’un traumatisme crânien.

La vraie question demeure celle-ci : est-ce que je devrais attendre de retirer mon enfant du hockey avant qu’il soit trop tard ou est-ce que ça fait tout simplement partie de la vie ?
Lu 8301 fois
Paul Lefebvre

Éditeur

705.673.3377

Actualité du Nord

  • Après presque 100 ans, la famille Perron passe le flambeau de l’épicerie d’Astorville
    Après presque 100 ans, la famille Perron passe le flambeau de l’épicerie d’Astorville Astorville — Le 1er octobre a marqué la fin d’une époque pour l’épicerie Perron Freshmart d’Astorville. L’entreprise quasi centenaire, qui a eu quatre générations de la famille Perron à sa barre, a récemment été vendue. Denise Beaupré-Perron et son époux…
    Ecrit le mercredi, 17 octobre 2018 14:00
  • Pelles en terre dans une semaine
    Pelles en terre dans une semaine Sudbury — La Place des Arts a obtenu les permis nécessaires au début des travaux de construction. L’entrepreneur retenu après le processus d’appel d’offres, Bélanger construction, pourra donc commencer la phase 1 des travaux dès le 23 octobre, date officielle…
    Ecrit le lundi, 15 octobre 2018 16:39
  • Élections Timmins : Rencontrez les candidats
    Élections Timmins : Rencontrez les candidats Timmins — Organisé par la Chambre de commerce de Timmins, le débat des candidats à la mairie de Timmins le 4 octobre a permis à des centaines de citoyens d’entendre l’opinion que chacun avait à faire valoir sur les enjeux qui…
    Ecrit le vendredi, 12 octobre 2018 15:26
  • Élections municipales : les enjeux de North Bay
    Élections municipales : les enjeux de North Bay North Bay — Les quatre candidats à la mairie de North Bay ont chacun proposé leurs solutions pour améliorer le secteur West Ferris et pour trouver des économies dans le budget municipal lors d’un débat télédiffusé le 4 octobre, organisé par…
    Ecrit le jeudi, 11 octobre 2018 15:31
  • Campagne grand public en marche
    Campagne grand public en marche Sudbury — La Place des Arts a lancé sa campagne communautaire de financement en présentant les 11 parrains et marraines qui auront la tâche de solliciter des dons et de parler du projet. Cette campagne servira principalement à équiper la…
    Ecrit le vendredi, 05 octobre 2018 19:38
  • Élections à Moonbeam : Trois conseillers sortants briguent la mairie
    Élections à Moonbeam : Trois conseillers sortants briguent la mairie Moonbeam — Le départ annoncé de Gilles Audet, maire depuis 18 ans et membre du conseil depuis 30 ans — avec une pause de 1997 à 2000 —, entraine une course à trois pour le poste de maire à Moonbeam. Trois…
    Ecrit le vendredi, 05 octobre 2018 14:33
  • Sudbury jalouse de North Bay
    Sudbury jalouse de North Bay Sudbury — Les obstacles au développement économique ont été l’un des sujets les plus discutés lors du débat des candidats à la mairie du Grand Sudbury, organisé par la Chambre de commerce du Grand Sudbury, le 3 octobre. Plusieurs comparaisons…
    Ecrit le mercredi, 03 octobre 2018 22:56

RokStories

Éditorial de la semaine

Calendrier du Nord

Twitter

Member Login