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lundi, 23 décembre 2013 09:53

T’aimes-tu ?

Écrit par 
Drôle de question, n’est-ce pas ? T’aimes-tu ? Est-ce que tu t’aimes ? En tant que personne ? Ce que tu as l’air ? Es-tu fier de ce que tu fais, as fait ? Mon dernier blogue parlait d’amour. Je voulais établir ce que l’amour était afin d’installer la structure de mes blogues à venir… 

Je crois fermement que si on sait ce qu’est l’amour, on peut maintenant établir l’importance de son existence. La première place où l’on doit voir si l’amour existe quant à moi est chez nous, en-dedans de soi-même. Cet article fera hocher des têtes, c’est garanti. Il frustrera et éveillera des questionnements. Donc, attachez-vous, on décolle!

Lors de mes sessions, je pose une question aux demoiselles dans la salle. La question est la suivante : combien de demoiselles dans la salle peuvent se regarder dans le miroir et se dire qu’elles sont belles ? La réponse surprend toujours les hommes qui y sont. Il y en a habituellement une ou deux qui lève la main sans hésiter, ensuite quelques-unes qui lèvent la main très lentement en regardant autour d’elles et le reste d’entre elles ne lèvent pas la main. Les hommes de la salle a tous les yeux gros comme des 25 sous. Si je vous pose la même question, lectrices de mon blogue, pourriez-vous lever la main ? C’est très, très triste. Je tente de vous expliquer le raisonnement derrière le phénomène. Les dames qui lèvent immédiatement la main sont souvent les types qui ont les cheveux teints multicolores, elles sont habillées dans un style de leurs choix, bref, elles ont des caractères forts. Les dames qui lèvent la main en hésitant regardent autour d’elles, car elles ont peur que les autres n’aient pas la même opinion qu’elles sur leur beauté. Celles qui ne lèvent pas la main bien, c’est simple : elles ne se trouvent pas belles. Le pourquoi est très compliqué pour certaines et simple pour d’autres, mais je ne suis pas ici pour essayer de faire le psychologue : je veux seulement que l’on voie ce qui se cache derrière le rideau de notre société.

Ensuite, nous avons les garçons. On se cache derrière des masques de machisme, de commentaires plates, de façades de Cro-Magnon qui se battent pour le poste du chef en sachant que s’ils montrent de la faiblesse, la tribu le verra. Souvent, la valeur personnelle est basée aussi sur la possibilité de se jumeler avec un humain qui, par sa présence, nous rappelle que nous sommes aimables et qu’il pourra hausser notre statut social. Donc, si on ne trouve personne avec qui se jumeler, on questionne notre valeur. Encore, je pourrais préciser éternellement, mais ce n’est pas mon point.

Mon point est qu’il est temps que l’on s’arrête, que l’on prenne le temps de penser à soi-même et ce n’est pas égoïste de le faire. Il faut déterminer par soi-même ce qui fait que l’on mérite de faire partie de la société : nos qualités, notre beauté, revenir à se valoriser. Pas au point où l’on se trouve meilleur que les autres, juste assez afin de voir notre valeur. Le tout crée ce qui manque dans le monde aujourd’hui : de l’estime.

Personnellement, c’est une réalisation que j’ai faite il n’y a pas trop longtemps : que je suis bon! Je me retrouvais dans des situations où les gens me remerciaient de les aider dans leur cheminement personnel. Lorsque j’entendais les remerciements, je disais toujours que ce n’est pas nécessaire, que je n'ai rien fait, que c’était eux qui avaient fait tout l’ouvrage. C’est arrivé avec mon épouse et elle m’a fait réaliser ce que je faisais. Je prêchais l’importance de remercier et je ne pouvais même pas accepter la grâce qu’ils me lançaient. Après avoir réfléchi, j’en suis venu à la conclusion que moi-même j’avais peur d’assumer la responsabilité de m’aimer, de voir que je faisais une différence et qu’il n’y avait rien de mal à accepter des compliments, de voir ma valeur et de rester humble tout en évitant de me mettre sur un piédestal, car je me pensais meilleur que les autres.

Toi, peux-tu dire que tu vaux la peine ? Non ? Change! Si on ne peut pas se valoriser soi-même, comment est-on sensé cheminer. La chose la plus importante est ceci : il n’est pas trop tard! George Eliot disait qu’il est jamais trop tard pour devenir la personne que l’on aurait pu être. Prenez le temps de faire des choses pour vous-même. La vie avance tellement vite que l’on s’oublie et ceci fait que la vie devient une série de temps perdu où l’on aurait pu! Arrêtez-vous et pensez à ce dont vous avez besoin. Wow! Les besoins, nos besoins, on passe tellement de temps à regarder aux besoinx des autres que l’on s’oublie. Lire un livre, s’asseoir dans le silence, prendre une marche, manger une livre de chocolat en regardant un film. Pense à toi, car souvent il n’y a personne qui le fera pour toi! Assume la responsabilité de prendre soin de toi tout en gardant un équilibre afin de ne pas aller à l’autre extrémité et oublier les autres!

Bon le devoir maintenant. C’est le temps des Fêtes! Un temps fou de courses partout, de soupers ici, de sorties là! Mon devoir est que tu t’arrêtes et que tu fasses quelque chose juste pour toi. Je te garantis que c’est un besoin et tu verras lorsque tu auras fini : tu auras un peu plus d’essence afin de pouvoir succomber aux besoins des autres…

Joyeuses Fêtes à vous tous!
Lu 3707 fois Dernière modification le lundi, 23 décembre 2013 10:00
Jason Ormandy

Animateur culturel/pastoral pour le Conseil scolaire catholique du district des Grandes-Rivières depuis maintenant six ans. Le travail d’animateur en est un qu’il fait depuis 20 ans. Les ateliers qu’il anime varient de l’improvisation au leadership.

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