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jeudi, 20 avril 2017 13:33

Un nouveau prêtre au diocèse de Hearst

Écrit par 
Un nouveau prêtre au diocèse de Hearst Photo : Andréanne Joly
Hearst — La nouvelle est tombée le 11 avril pendant la messe chrismale à la cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption de Hearst : Hugo Tremblay, un homme de 29 ans originaire de Val Rita, sera ordonné diacre le 8 juin à Longlac et prêtre le 6 octobre à l’église Immaculée-Conception de Kapuskasing.

À l’annonce, sous les applaudissements, il s’est senti en paix, dit-il. «Ça rassure un gars certain!»

Les ordinations ne sont pas monnaie courante à l’église Immaculée-Conception. M. Tremblay nomme Gilles Gosselin, «un p’tit gars de la place», en 1958, et il y aurait aussi eu un Michel Rodrigue, aujourd’hui en Abitibi.

La cérémonie sera publique. «C’est un sacrement», rappelle M. Tremblay : il y a la liturgie de la parole, l’engagement, la prière de l’ordination, l’onction des mains, la remise de la chasuble, l’invocation des Saints, puis l’eucharistie et l’homélie.


M. Tremblay a célébré la messe de Pâques à Aroland cette année.

Une vocation

Après avoir étudié en philosophie et théologie au Collège universitaire dominicain d’Ottawa et avoir été agent de pastorale à Thetford Mines pendant deux ans et demi, la soif spirituelle du vingtenaire n’était pas encore étanchée. «Le centre de ma spiritualité, c’est l’eucharistie», explique-t-il. Il a décidé de demander au diocèse de Hearst de l’accueillir.

Il est en stage depuis aout dernier, d’abord à Chapleau, puis à Geraldton, Longlac, Nakina et dans la communauté autochtone de Aroland. «Vu que ça fait presque deux ans qu’il n’y a pas eu de prêtre, il y a une soif spirituelle», a-t-il remarqué.

Il apprend à s’adapter à des réalités locales différentes. Il aime faire à la fois le pont et la navette. «Je tripe à fond», dit-il. «Ce n’est pas une job ni un rôle que j’ai. C’est une vie. C’est une vocation. Ma vie c’est la paroisse, ma vie c’est les gens.»

Grand amateur d’histoire, il suit les pas de bien d’autres évangélisateurs qui le fascinent. «J’ai toujours eu une spiritualité un peu oblate. J’ai toujours aimé lire l’histoire [de ceux qui ont fondé les diocèses de Hearst et de Moosonee]. Ils se sont promenés en chemin de fer de paroisse en paroisse et, moi, je suis en voiture de paroisse en paroisse sur ce territoire-là», remarque-t-il.

Il ne sait pas combien de temps il séjournera dans la zone ouest du diocèse et ne sait pas non plus où il sera affecté lorsqu’il sera prêtre. «C’est ça, la mission. On est appelé à servir quelque part, on s’enracine et houp! On doit aller servir ailleurs», illustre-t-il. «D’habitude, les gars font des mandats de 7 à 8 ans dans les paroisses.»

Chose certaine, c’est que l’homme spirituel de 29 ans ne veut pas connaitre un premier mandat à Kapuskasing. «Ma famille et mes amis sont là. Ils me connaissent de fond en comble. Ils m’associent encore au petit Hugo. Ils m’ont vu jeunesses. J’ai fait ma part», dit-il, sourire en coin.

Lu 16833 fois Dernière modification le vendredi, 21 avril 2017 14:31
Andréanne Joly

Correspondante

Kapuskasing

andreanne.joly@levoyageur.ca