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jeudi, 16 février 2017 11:10

Le déraillement de Gogama causé par des fissures non détectées

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Le type de pièce qui a provoqué le déraillement près Gogama. Le type de pièce qui a provoqué le déraillement près Gogama. Photo : iStock
Gogama — Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) aimerait que Transport Canada conduise une étude plus poussée sur les facteurs qui contribuent à augmenter la gravité des déraillements ferroviaires, incluant la vitesse, et élabore de nouvelles stratégies pour les atténuer. Cette recommandation fait suite à l’enquête du BST sur le déraillement survenu près de Gogama en février 2015.

Le BST conclut que le déraillement n’est pas dû à la vitesse — le train roulait 2 mi/h sous la vitesse maximale pour cette section —, mais plutôt à de très petites fissures d’usure sur les éclisses (joint bars). Ces très petites fissures n’avaient pu être détectées par les employés du Canadien National (CN) lors des inspections, car leur formation, leur encadrement et le soutient étaient insuffisant. Le BST affirme que le CN a pris des mesures de correction depuis.

Par conséquent, le froid — il faisait -31oC le jour du déraillement — et les coups répétés des roues ont provoqué la rupture de certaines éclisses, entrainant le déraillement. Si la vitesse n’est pas entrée en jeu dans le déraillement même, elle a par contre augmenté les dommages sur les wagons-citernes, provoquant le déversement de pétrole. Même si les wagons-citernes étaient conformes aux plus récentes normes de transports pour les produits dangereux, les wagons intacts qui se sont retrouvés dans l’incendie du pétrole déjà déversé n’ont pu résister à la chaleur et se sont fracturés, ajoutant au déversement.

Le BST souligne que les problèmes de performance des wagons lors de cet incident sont très semblables à ceux observés lors de l’accident de Lac-Mégantic. Il souligne également que les défaillances qui ont mené à ce déraillement peuvent survenir n’importe où au pays.

«Le transport de liquides inflammables par rail figure sur la Liste de surveillance du BST depuis 2014», explique la présidente du BST, Kathy Fox, dans un communiqué. «Bien que des wagons-citernes plus robustes soient maintenant fabriqués, les wagons actuels demeureront en service durant des années. Les risques seront présents tant que les facteurs qui contribuent aux déraillements et à leur gravité ne seront pas atténués. Voilà l’objectif de la recommandation que nous présentons aujourd’hui.»

Lu 1899 fois Dernière modification le jeudi, 16 février 2017 11:14
Julien Cayouette

Directeur de l'information

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