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jeudi, 02 février 2017 17:05

Une greffe en vue pour Marie-Ève Chainey?

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Marie-Ève Chainey en compétition lorsqu’elle était étudiante. Marie-Ève Chainey en compétition lorsqu’elle était étudiante. Photo : Archives d'Andréanne Joly
Ottawa — Marie-Ève Chainey avait une bonne nouvelle à partager avec ses proches le matin de Noël : la province finance pendant six mois les médicaments qui lui permettent de penser à une éventuelle greffe du rein qui la débarrassera du syndrome hémolytique et urémique atypique (SHUa). Autre chance : 48 heures après la prise de la première dose, elle ne ressentait aucun effet secondaire majeur.

Depuis que la maladie génétique s’est manifestée il y a 15 ans, la jeune femme originaire de Val Rita a traversé bien des épreuves et il lui a fallu plus d’un mois pour digérer la nouvelle de cette possibilité de greffe et la partager à ses proches.

«C’est un processus», dit-elle. Depuis des années, on lui laissait miroiter les possibilités de transplantation rénale et, même si elle travaillait à remplir les critères, elles tombaient à l’eau. «Je ne suis plus capable d’avoir ces nouvelles… Chaque fois, il faut expliquer. C’est jouer avec mes émotions et celles de ma famille.»

Depuis un an, son néphrologue lui conseillait même d’entreprendre des démarches pour trouver un donneur et elle hésitait à avancer. Cette fois, même si elle a une lettre du médecin en main, elle ne nourrit pas de faux espoirs.

Le médicament qu’elle a commencé à prendre la semaine dernière et qui coute 750 000 $ par année lui permet de préparer son système à recevoir un nouveau rein sans qu’il soit possiblement infecté à son tour par le SHUa. La subvention prévoit six mois de traitement, et Mme Chainey espère que le greffe aura lieu d’ici là, mais pas trop tôt, non plus.

En fait, elle a hâte de voyager sans être contrainte par la dialyse, mais elle sait qu’elle changera les symptômes du SHUa pour différentes contraintes. Elle troquera le sport pour le fromage et les voyages, qui lui manquent énormément. «Je vais me trouver un autre sport, mais je veux faire une dernière compétition.»

L’athlète a d’ailleurs trois choses à réaliser avant de penser à la greffe : «Avec le nouveau rein, je vais toujours avoir une bosse sur l’abdomen. Je veux faire une séance de photos, parce que je n’aurai plus jamais d’abdominaux», explique-t-elle. «Je veux faire une dernière compétition de saut en hauteur parce qu’il est possible que je ne sois plus capable de sauter après. Et je veux faire la course Alive for Strive pour avoir des bourses pour les participants pour l’année.»

La course Vivre ses défis lui a permis de remettre plus de 200 bourses à des personnes atteintes de maladies rénales et certains participants ont reçu des greffes depuis la première édition. Cette initiative qu’elle a lancée en 2011 se déroulera le 30 avril cette année.

Rappelons qu’il y a 15 ans, en plein séjour d’études et d’athlétisme, Marie-Ève Chainey était hospitalisée en Espagne. Son séjour en milieu hospitalier espagnol dura un mois, après quoi elle rentrait au Canada. En 2004, confinée à un fauteuil roulant, elle commençait la dialyse de nuit, qui lui a redonné la force nécessaire pour reprendre l’entrainement et même de participer à des compétitions provinciales et nationales de saut en hauteur. En 2013, après sept ans, elle obtenait un baccalauréat. 2017 sera-t-elle une autre année charnière?


Marie-Ève Chainey a reçu le Prix bâtisseur de la Ville d’Ottawa en mai 2015 pour ses efforts avec Alive for Strive.

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Andréanne Joly

Correspondante

Kapuskasing

andreanne.joly@levoyageur.ca

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