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mercredi, 01 février 2017 13:51

Cap sur le Pôle Nord

Écrit par 
Martin Murray et son chien Sky, qui l’accompagnera au Pôle Nord Martin Murray et son chien Sky, qui l’accompagnera au Pôle Nord Photo : Courtoisie
Val Rita — Il en rêve depuis une dizaine d’années : Martin Murray partira pour le Pôle Nord au début du mois de mars. Le sportif originaire de Val Rita parcourra 767 km en ski en une cinquantaine de jours avec l’unique compagnie de son chien Sky.

Habitué de la traversée du lac Abitibi, fort de son expérience d’expéditions sur la baie James, le lac Winnipeg (378 km) et le Grand lac des Esclaves (243 km), c’est l’acharnement qui le pousse à relever le défi polaire. En 2010, il était parti en cette direction en solo, mais avait dû faire demi-tour. En 2012, il avait aussi essuyé difficilement un échec. Cette fois-ci, c’est la bonne, dit celui que ses amis surnomment l’homme des glaces. «C’est la première fois que j’organise ça [sans être] nerveux», admet-il.

À l’origine, en visant le pôle, il cherchait à se dépasser. Aujourd’hui, il avoue avancer plus par crainte des regrets que par esprit de dépassement. «Je préfère dealer avec un échec que de dealer avec des regrets», dit-il, admettant qu’il tient à terminer ce qu’il a commencé en 2010. «Il y a des gens qui me disent qu’ils sont contents que je réalise mon rêve, mais ce n’est plus un rêve. C’est quelque chose que je dois faire. J’en ai trop parlé. Je dois le faire.»

Ce but polaire a repris naissance l’année dernière, à sa sortie du Grand lac des Esclaves dans les Territoires du Nord-Ouest. Il a fait quelques téléphones, trouvé d’autres personnes qui partent pendant la même période pour coordonner les services de ravitaillement, mais il partira seul avec son chien Sky et son traineau qui contiendra sa tente, de la nourriture lyophilisée et beaucoup de beurre.

L’aventurier d’Edmonton Richard Weber, qui a organisé plus de 45 expéditions en Arctique, mange beaucoup de beurre en expédition, souligne l’aventurier franco-ontarien. «Il mange un bâtonnet de beurre par jour», dit-il. «Il prend des déjeuners et des soupers de pemmican [un mélange de gras, de viande et de petits fruits] et du beurre dans la journée. Cinquante pourcent de son alimentation est constituée de gras.»

Cette diète doit d’ailleurs faire partie de son entrainement. À l’automne, il s’est concentré sur sa musculation, il a fait du ski à Iqaluit pendant les Fêtes, il veille maintenant à sa santé cardiaque et s’entraine en ski patin et ajuste sa digestion en prévision du départ.

«J’ai besoin, de temps à autre, de me retrouver seul devant les éléments les plus extrêmes de la nature», a-t-il confié à son ami Jean-Pierre Robichaud, qui l’accompagne sur le lac Abitibi toutes les années — sauf cette année. «Ça me permet de mettre le bouton à off et à ne penser qu’à survivre.»

Lu 6848 fois Dernière modification le mercredi, 01 février 2017 13:55
Andréanne Joly

Correspondante

Kapuskasing

andreanne.joly@levoyageur.ca

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