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vendredi, 29 novembre 2013 14:00

Réponse à l’éditorial «L’AFO, représentante de l’Ontario français ?»

Au nom de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), j’aimerais réagir à votre éditorial du vendredi 8 novembre 2013 intitulé «L’AFO, représentante de l’Ontario français ?». Vous abordez plusieurs points très intéressants dans cet éditorial et la communauté franco-ontarienne a toujours à gagner à critiquer ses institutions pour mieux les faire avancer. Toutefois, je me dois d’apporter quelques précisions à votre éditorial.

Je crains qu’il n’y ait une certaine incompréhension dans le dossier auquel vous faites référence. L’appui aux radios communautaires est le fruit d’une décision prise lors de l’assemblée générale annuelle de London découlant directement du rapport du commissaire aux services en français, maître François Boileau, Étude sur les radios communautaires francophones de l’Ontario : Éléments clés de la vitalité des communautés, publié en avril 2011. Suite à ce rapport, l’assemblée générale annuelle a voté une résolution demandant à l’AFO d’appuyer les recommandations du commissaire aux services en français, comme nous l’avons fait dans le dossier de l’éducation.

L’AFO est toutefois bien consciente que les défis des radios communautaires francophones s’étendent à l’ensemble des médias francophones de l’Ontario. L’organisme qui vous représente, l’Association de la presse francophone (APF), a d’ailleurs demandé à notre organisme, au moment où votre éditorial paraissait, d’intervenir en faveur de tous les médias francophones et de ne pas limiter son travail aux radios communautaires. Cette demande doit être abordée par notre conseil d’administration, mais l’AFO, en tant que porte-parole des 611 500 francophones de l’Ontario, a toujours fait preuve d’une grande ouverture quant à la défense de l’intérêt général des francophones de l’Ontario, y compris avec le secteur privé francophone.

L’AFO reconnaît l’importance de ses médias francophones comme vecteur de l’identité franco-ontarienne et pour leur rôle primordial quant à la vitalité et l’épanouissement de l’Ontario français. Je ne cesse moi-même d’en répéter l’importance à travers mes rencontres et mes déplacements, aussi bien auprès de la communauté que des élus provinciaux.

Pour mieux comprendre la réalité de ses médias et pour les représenter, l’AFO a d’ailleurs initié des rencontres régulières avec tous les médias francophones en les réunissant trois fois par année autour d’une table de concertation provinciale. Le Voyageur y est d’ailleurs bien représenté, puisque l’APF siège en son nom lors de ces rencontres.

Nous avons également lancé le microsite MesNouvellesFranco.ca et une veille médiatique hebdomadaire pour référencer les nouvelles publiées par les médias de l’Ontario français, les promouvoir et rediriger les lecteurs vers les sites web des journaux concernés.

Enfin, récemment encore, nous avons insisté pour que la station de radio Le Loup FM soit intégrée à notre websérie PréSenCes afin de lui accorder de la visibilité et de prouver son impact et son rôle dans l’épanouissement de la communauté francophone du Nord-Est.

Ne pas reconnaître le travail que réalise l’AFO dans votre secteur me semble difficile à accepter alors même que notre conseil d’administration n’a même pas eu le temps de se prononcer sur votre demande de lobbying pour l’ensemble des médias francophones.

L’AFO, que je préside depuis trois ans, travaille quotidiennement à représenter, défendre et promouvoir les intérêts de la communauté franco-ontarienne sans aucun intérêt personnel. Pour ce faire, l’Assemblée privilégie le dialogue avec tous les pans de la société franco-ontarienne. La condamner sans même lui parler ou la contacter me semble donc aussi maladroit qu’inapproprié.

Denis Vaillancourt, président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario

Lu 1760 fois Dernière modification le vendredi, 29 novembre 2013 14:09
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