Imprimer cette page
vendredi, 14 octobre 2016 09:29

L’épicerie de Earlton menacée de fermeture

Écrit par 
L’épicerie de Earlton menacée de fermeture Photo : Courtoisie
Earlton — Selon son propriétaire, la seule épicerie d’Earlton, Earlton Grocery King, éprouve d’énormes difficultés financières et pourrait bientôt devoir fermer ses portes. La hausse du salaire minimum et du prix de l’électricité rendent la compétition avec les commerces des villages avoisinants plus difficile.

Quelques mois après la fermeture de l’unique épicerie d’Earlton en 2009, Michel Maurice avait décidé de racheter le commerce. Il indique avoir voulu en partie éviter la dépréciation du marché immobilier, qui découle habituellement du manque d’infrastructures dans une localité. «Les gens se plaignaient qu’il n’y avait pas de magasin d’épicerie et j’ai décidé de me lancer dans cette aventure», avance-t-il.

Bien que les ventes se soient bien déroulées au début des opérations, il a rapidement été difficile pour M. Maurice de concilier les prix de l’électricité et les salaires de ses dix employés avec les prix de ses produits. «Le prix de l’électricité a doublé au cours des sept dernières années et les gens préfèrent de plus en plus aller magasiner ailleurs», explique le propriétaire, dont la dernière facture d’électricité s’élevait à 7 500 $. «C’est impossible pour nous de faire compétition aux grands magasins comme Walmart», souligne-t-il.

Dans l’espoir d’encourager la clientèle locale à fréquenter son magasin, M. Maurice, qui effectue déjà la livraison des marchandises à ses clients ainés, a récemment offert des rabais de 10 % sur l’entièreté de ses produits.

Le député provincial de la circonscription de Timiskaming-Cochrane, John Vanthof, a offert son soutien à M. Maurice en écrivant aux membres de sa circonscription afin de les sensibiliser à l’importance d’Earlton Grocery King.

«Lorsque les gens contribuent à l’économie locale, tout le monde y gagne. C’est aussi soutenir mes dix employés. Si le magasin ferme, ils perdront leur emploi. Notre communauté devrait comprendre cela. Si le magasin ferme, ce sera peut-être l’école qui fermera par après et bientôt il ne restera plus personne en ville», fait-il remarquer. Il demande également au gouvernement provincial de revoir à la baisse les prix de l’électricité afin de permettre aux petites entreprises de survivre.

Même s’il affirme ne ménager aucun effort pour éviter la fermeture de son commerce, M. Maurice pourrait bien être contraint de le vendre et d’ainsi mettre fin à ses activités. «Je veux bien le garder, mais je ne veux pas perdre ma chemise non plus», dit-il.

Lu 6823 fois
Bienvenu Senga

Journaliste

Sudbury

705-673-3377, poste 6210

bienvenu.senga@levoyageur.ca