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mercredi, 10 août 2016 12:48

Camp franco-autochtone : expérience positive

Écrit par 
Des animatrices du camp Mâmawi Des animatrices du camp Mâmawi Marcia Chum

Kapuskasing — Réunir des francophones et des autochtones afin de créer des ponts dans la communauté, tel était l’objectif d’un premier camp interculturel qui a réuni une quarantaine de jeunes la semaine dernière à Kapuskasing. Les organisateurs tirent un bilan très positif de l’expérience, qui porte le nom de Mâmawi Tous ensemble.

Au nombre des activités, relevons des cercles de tambour, des chants folkloriques canadiens français et, contexte de camp oblige, des jeux. « Les élèves ont participé à tout », a remarqué Anne-Marie Leblanc-Néron, membre du comité organisateur et mère d’un enfant autochtone, heureuse de préciser que chacune des activités était soigneusement choisie et ses objectifs, clairement expliqués aux campeurs.

Sabian Landry, un participant, a particulièrement aimé les activités culturelles. Il a été marqué par la cérémonie de purification (smudge) qui a ouvert le camp en présence d’un aîné. « Il y avait même des autochtones qui n’avaient jamais fait de smudge, on leur a montré », indique Mme Leblanc-Néron.

Au-delà de la participation, les organisateurs se disent surtout satisfaits de l’unité dont a fait preuve le groupe. « Tout le monde était mêlé, les cliques n’existaient pas », a constaté l’animateur Jason Ormandy. Et chacun a pu apprendre la culture de l’autre, intimement liée à la sienne depuis des siècles. Cette constatation s’est faite pendant l’excursion qui a mené le groupe en canot voyageur aux chutes New Post. Autrefois, les Cris accompagnaient les marchands de fourrures canadiens ou français dans ce parcours. Pour les organisateurs, cette activité est venue boucler une boucle.

« Ç’a dépassé mes attentes », confiait Mme Leblanc-Néron à sa sortie du camp. « C’est tellement important pour notre communauté », notamment dans un contexte de proximité, et où plus de 450 résidants de Kashechewan habitent Kapuskasing depuis deux ans et qui pourraient y rester encore plusieurs mois. Elle tient à ce que le projet continue, ce qui est l’intention des organisateurs.

« Les jeunes de Kapuskasing et de la région ont une occasion exceptionnelle de se rapprocher de la culture autochtone et d’échanger avec des jeunes de Kashechewan qui vivent dans un tout autre univers physique et culturel », croit Félix Saint-Denis, directeur artistique de L’écho d’un peuple, qui a donné l’impulsion au projet grâce au fonds d’animation culturelle du ministère de l’Éducation de l’Ontario.

« Selon moi, c’est aussi puissant que de visiter la Chine ou l’Amérique du Sud. Le rapprochement est essentiel et les occasions vont se multiplier, croit M. Saint-Denis. Ç’a le mérite d’ouvrir la porte. »

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Lu 3642 fois Dernière modification le mercredi, 10 août 2016 13:39
Andréanne Joly

Correspondante

Kapuskasing

andreanne.joly@levoyageur.ca

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