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lundi, 04 juillet 2016 21:44

Une première récolte de camerise à grande échelle dans le Grand Sudbury

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La couleur de la camerise est semblable à celle du bleuet mais sa forme est plus allongée. La couleur de la camerise est semblable à celle du bleuet mais sa forme est plus allongée. Photo: courtoisie
Chelmsford — L'entreprise maraichère Valley Orchard vient de produire 2 000 livres de camerise, un fruit à l’apparence externe similaire à celle du bleuet et dont le gout rappelle celui de la framboise. L’établissement est le premier à réaliser une récolte de ce fruit d’une telle ampleur dans la région du Grand Sudbury.

«J’avais fait beaucoup de recherches avant de choisir quoi planter cette année », explique le gérant de Valley Orchard, Denis Charbonneau.
« J’ai exploré plusieurs fruits et légumes de la région, surtout ceux qui sont très bons pour la santé mais je revenais toujours à la camerise », indique-t-il. Les recherches du maraicher l’ont par la suite mené vers l’Université de la Saskatchewan où des chercheurs développent, depuis 2006, des variétés de camerise hybrides à partir de lignées issues du Japon et de la Russie.

La camerise est généralement retrouvée à l’état sauvage dans plusieurs pays de l’hémisphère Nord situés entre le 45e et le 50e parallèle. Ses propriétés nutritives et sa grande résistance aux aléas climatiques stimulent progressivement l’intérêt des agriculteurs qui l’intègrent actuellement à leurs vergers. La camerise est, en effet, riche en vitamines A et C et contient davantage d’antioxydants que plusieurs autres fruits de taille similaire comme la canneberge et le bleuet. Les plants de camerise sont aussi très résistants aux maladies généralement transmises par les insectes printaniers, ce qui permet sa culture biologique.

« On a été surpris de voir les réactions des personnes qui venaient visiter les plantations; tout le monde semblait connaitre un avantage quelconque de la camerise », remarque M. Charbonneau qui, suite à la demande générale, a dû ouvrir son établissement au grand public pour l’autocueillette de la camerise. « Le bouche à oreille a eu un effet spectaculaire et on a voulu laisser les gens y goûter et en savourer », poursuit-il. Il estime que l'intérêt du public découlait aussi du fait que la camerise peut être employée, comme plusieurs autres fruits, à des fins telles que la confection de tartes, des confitures ou de muffins. La croissance rapide de la camerise facilite également, pour plusieurs agriculteurs, la diversification de la production maraichère.

Compte tenu de la réussite de cette première expérience, M. Charbonneau prévoit reprendre la plantation de la camerise à plus grande échelle l’année prochaine. «C’est un fruit qui prend quelques années avant d’atteindre sa production optimale. Pour une première année, on a eu un récolte assez bonne mais on espère augmenter notre production», fait-il savoir.

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Lu 4070 fois Dernière modification le mardi, 05 juillet 2016 15:35
Bienvenu Senga

Journaliste

Sudbury

705-673-3377, poste 6210

bienvenu.senga@levoyageur.ca

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