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mercredi, 04 mai 2016 12:11

Fort McMurray : et si c’était chez nous?

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Fort McMurray : et si c’était chez nous? Photo : iStock

Nord ontarien — Alors que les chefs pompiers de l’Ontario sont rassemblés à Toronto pour une conférence annuelle, la situation d’évacuation complète de Fort McMurray en raison des incendies de forêt est sur toutes les lèvres, rapporte le directeur des services de sureté de la Ville de Cochrane, Richard Vallée.

« Les gens ne peuvent pas croire que c’est juste là, proche de la ville. On se demande comment ça se fait que le feu s’est rendu si proche. Est-ce que c’est simplement les conditions ?», se questionnent les chefs pompiers rassemblés, indique M. Vallée.

Des villes prêtes?

La coordonnatrice de la gestion des urgences de Dubreuilville, Shelley Casey, souligne que « ça peut arriver n’importe quand. Cette année, on n’a pas eu beaucoup de neige et l’hiver a été court. »

Justement, si une telle situation se présentait dans le Nord-Est ontarien, quelles mesures seraient mises en place?

« On ne sait jamais, quand un feu commence, jusqu’où ça peut aller. », dit M. Vallée. « Plusieurs choses peuvent affecter la condition du feu. Mais beaucoup de monde travaille pour les feux de forêt dans la province. On est préparés. »

Le Bureau du commissaire des incendies et de la gestion des situations d’urgence de l’Ontario oblige les municipalités à se doter d’un plan d’urgence en cas de diverses situations : déraillement, panne d’électricité majeure, incendies de forêt, etc. Ces plans, revus annuellement, semblent mettre les responsables en confiance.

Des procédures de base sont en place, des comités sont formés, des listes de collaborateurs sont dressées. « On n’est jamais 100 % prêts », constate Mme Casey. Chaque situation est différente et on apprend d’une à l’autre. »

Richard Vallée croit toutefois que chacune de ces situations est porteuse. « On est habitués de faire des évacuations », souligne-t-il. « On en fait à Kapuskasing, [avec les résidants de la côte de la baie James], mais Cochrane était le hub, jusqu’à ce qu’on soit occupés avec le développement des mines, qui prend toutes les chambres de motel. On est habitué et on sait ce qu’il faut faire. »

Il souligne aussi que dans le cas de Cochrane, l'évacuation pourrait se faire vers l'ouest ou vers le sud, comme ailleurs dans le corridor de la route 11, tandis que la route qui mène à Fort McMurray présente un cul de sac. Du déjà vu

À l’instar de Fort McMurray, Dubreuilville a vécu une évacuation complète en 1995. « Les gens se sont pris en main », se souvient la coordonnatrice, alors enfant. Elle se souvient que des pompiers des États-Unis s’étaient déplacés. « Tout le monde était rassemblé au restaurant », dit-elle. De plus, les communautés environnantes, comme Wawa, avaient prêté mainforte. « Beaucoup de gens étaient allés chez de la parenté, dans les communautés avoisinantes. »

Timmins avait aussi dû demander à certains résidants de quitter leur domicile en 2012.

Cochrane, pour sa part, soulignera le centième anniversaire du grand feu de 1916 cet été. La ville avait alors été rasée et l’avait été aussi cinq ans plus tôt.

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Lu 2894 fois Dernière modification le mercredi, 04 mai 2016 14:34
Andréanne Joly

Correspondante

Kapuskasing

andreanne.joly@levoyageur.ca

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