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mardi, 12 avril 2016 14:14

Kashechewan : encore au moins deux ans

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Les réfugiés de Kashashewan en 2015. Les réfugiés de Kashashewan en 2015. Photo : Andréanne Joly
Kapuskasing — À quelques semaines de la débâcle, il semble que le séjour des résidants de Kashechewan établis en permanence à Kapuskasing depuis mai 2014 sera prolongé de deux ou de trois ans.

Selon le coordonnateur des évacués à Kapusasking, Gerry Demeules, la courte saison hivernale est venue entraver le transport des matériaux de construction par les routes d’hiver pour assurer la réfection des résidences en proie aux moisissures dans le village côtier de la baie James.

Au départ, une quarantaine de familles — 260 personnes — devaient séjourner jusqu’à deux ans à Kapuskasing, soit jusqu’au printemps 2016. Ces évacués sont maintenant au nombre de 465, nombre auquel s’ajoutent les proches en visite qui prolongent leur séjour pour profiter de certains services professionnels offerts dans la communauté. «Il y a beaucoup de parenté qui vient passer quelques semaines, un mois. Ça a un effet sur nos services : les optométristes, les dentistes, l’hôpital», dit M. Demeules.

L’intégration se déroulerait bien, mais autant la directrice de l’école Kash-Kap School, Cindy Proulx, que M. Demeules indiquent que les résidants ont le mal du pays. «Surtout lorsqu’il y a des décès et pendant la période de la chasse, ce sont des gens très attachés à leurs traditions», précise M. Demeules. «La chasse à l’outarde, pour eux, est très importante. Ça commence maintenant.»

L’enseignement des jeunes se poursuit pour une deuxième année scolaire dans l’ancienne école catholique Jeanne-Mance, achetée par la Ville pour accommoder cette clientèle. En septembre, quelque 90 élèves étaient inscrits dans l’établissement géré par le conseil Hishkoonikun Education Authority de Kashechewan.

Le 12 mai 2014, la crue des eaux de la rivière Albany a forcé l’évacuation des 3000 habitants de Kashechewan. Un mois plus tard, la forte majorité des déplacés était rentrée chez elle, mais 250 personnes étaient encore regroupées à Kapuskasing parce que leurs résidences étaient considérées comme infectes. L’été précédent, elles avaient passé trois mois à Kapuskasing, parce que leurs résidences avaient été touchées par un refoulement d’égout.

Saison des crues

Par ailleurs, relevons que la Ville de Kapuskasing s’est dite prête aux évacuations que pourraient forcer les ruptures de glace des rivières qui alimentent la rivière Albany, qui coule entre Kashechewan et Attawapiskat. Les évacués qui transitent par Kapuskasing y seront logés ou seront dirigés vers Smooth Rock Falls et Kirkland Lake.

Au cours des dernières années, la débâcle a été observée à la fin avril. Avec le réchauffement prévu à la fin de la semaine, le Programme de prévision des crues du ministère des Richesses naturelles et des Forêts s’attend à observer la fonte des neiges et des premières ruptures de glace.
Lu 2644 fois Dernière modification le mardi, 12 avril 2016 14:56
Andréanne Joly

Correspondante

Kapuskasing

andreanne.joly@levoyageur.ca

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