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jeudi, 24 octobre 2013 14:23

La conformité aux normes éthiques promises par Stephen Harper est loin de caractériser son jugement

L’année n’a pas été bonne pour les conservateurs. Cinq membres du caucus gouvernemental ont dû démissionner parce qu’ils faisaient l’objet d’une enquête ou carrément d’accusations. Ces cinq personnes ont autre chose en commun : elles ont toutes été nommées ou promues par le premier ministre canadien Stephen Harper. Alors que cela fait huit longues années qu’il est au pouvoir, ce bilan soulève des questions troublantes à propos du jugement de notre premier ministre. Considérons les faits : M. Harper a pris les rênes en promettant un gouvernement responsable et éthique. Or, il n’y a pas plus d’un mois, il a de nouveau nommé le député Dean Del Mastro à un poste de haut niveau, celui de secrétaire parlementaire, juste une semaine avant que ce dernier soit accusé d’avoir commis quatre infractions à la Loi électorale du Canada. M. Harper a retenu au Conseil des ministres le député Peter Penashue alors qu’il faisait l’objet d’une enquête sur des infractions semblables, jusqu’à ce qu’il soit obligé de se retirer. M. Harper a nommé au Sénat Mike Duffy, Pamela Wallin et Patrick Brazeau, qui font tous l’objet d’une enquête de la Gendarmerie royale du Canada et qui ont tous demandé des remboursements de dépenses auxquels ils n’avaient pas droit, comme l’ont constaté les vérificateurs de la firme Deloitte. Et ces faits ne sont que la pointe de l’iceberg. Il est clair que les conservateurs estiment qu’ils n’ont pas à respecter les mêmes règles que celles qui s’appliquent à tout le monde. Il peut en être autrement. Le Parti libéral du Canada estime que les politiciens devraient être tenus de respecter des normes plus rigoureuses. À partir de cet automne, les membres de notre caucus afficheront toutes leurs dépenses en ligne chaque trimestre. Ces informations seront publiées dans un format interrogeable et comparable pour être à la portée de tous. Nous espérons que ce sera la première étape d’un processus vers plus de transparence et d’ouverture, au fur et à mesure que les partis tenteront de faire de la surenchère. Essayons de rendre l’éthique gouvernementale plus exigeante au lieu de fermer les yeux pour protéger nos amis, comme le fait M. Harper.

Scott Andrews, député fédéral de la circonscription d’Avalon (T.-N.-L.) et porte-parole du Parti libéral du Canada en matière d’éthique

Lu 1405 fois Dernière modification le jeudi, 24 octobre 2013 14:28
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