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mercredi, 09 mars 2016 06:00

Ah, les femmes!

Hier, le mardi 8 mars, c’était la Journée internationale de la femme. Le thème choisi par l’Organisation des Nations-Unies (ONU) pour 2016 est « Planète 50-50 d’ici 2030 : Franchissons le pas pour l’égalité des sexes ». J’ai eu une mère, j’ai une femme, deux filles et trois petites-filles. Je ne puis qu’être concerné par les droits des femmes.

Vu d’Amérique du Nord, le thème de l’ONU peut sembler un peu frileux, l’an 2030 peut paraitre loin pour atteindre la parité homme-femme. En Occident, les femmes ont obtenu plusieurs droits depuis 60 ans et nous pourrions croire que l’égalité est acquise. Rappelez-vous que dans les années 1950, les femmes ayant une carrière étaient vraiment rares. Elles devaient être à la maison pour s’occuper de leur mari et des enfants. Elles perdaient même leur identité. On les présentait en utilisant les noms et prénoms de leur mari : ma mère s’appelait Madame Armand Grenier. Les femmes devaient se couvrir la tête pour entrer dans une église et il était bien sûr entendu que l’homme gérait le compte de banque familial.

En une génération, les femmes occidentales ont fait des pas de géants. On a maintenant de brillantes dirigeantes d’entreprise et de gouvernement. Nous les hommes, sommes maintenant habitués à avoir des femmes en tant que collègues de travail et patronnes. Dans plusieurs familles, nous avons pris en main certaines tâches ménagères et nous nous occupons des enfants – à notre grand avantage, remarquez. En somme, ici, les femmes sont sur la voie de l’égalité. Mais il nous reste encore beaucoup de chemin à faire.

Par exemple, une récente étude de Statistiques Canada démontre que les femmes ne gagnent que 73 ¢ pour chaque dollar que gagne un homme, et ce, malgré le fait qu’elles ont maintenant surpassé le niveau d’éducation des hommes. Il y a eu 88 femmes élues au Parlement canadien lors de l’élection d’octobre dernier, mais, même si c’est un record, elles ne forment que 26 % de la députation. Et je ne parlerai même pas de la violence faite aux femmes, de leur exploitation dans certains milieux, ni des agressions sexuelles dont elles sont encore victimes. Ces questions méritent plus qu’un éditorial et méritent surtout que ça cesse.

Mais c’est quand nous regardons la planète que nous sommes bien forcés d’admettre que l’objectif de l’an 2030 pour atteindre l’égalité est vraiment ambitieux. Dans plusieurs pays, la femme est encore l’esclave de l’homme. Cette soumission est souvent due à la religion – on pense ici aux pays musulmans, mais souvenons-nous qu’une femme catholique ne peut toujours pas être ordonnée prêtre –, mais aussi à la culture de certains pays. En Amérique latine, on parle encore de « machismo ». En Inde, il est habituel qu’un homme puisse agresser une femme, même publiquement. Il y a encore des coins du monde où une femme doit marcher derrière un homme. Et on pourrait continuer.

En ce lendemain de la journée des femmes, nous devons tous prendre conscience du rôle important des femmes dans notre société et nous devons tout faire pour qu’elles puissent se réaliser pleinement. Il en va de l’avenir de la planète.
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Réjean Grenier

Éditorialiste

Sudbury

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