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mercredi, 02 octobre 2013 00:00

Francophonie ontarienne : une mise à jour

L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) tiendra son assemblée générale annuelle le 26 octobre prochain. En prévision de cette rencontre, il serait bon de tenter de cerner certains dossiers d’actualité qui devraient retenir notre attention. Tous semblent sur la bonne voie, mais aucun n’a encore abouti. Notre francophonie doit donc être vigilante. Par souci de transparence, je dois mentionner ici que je siège au conseil d’administration de l’AFO en tant que secrétaire. Ça me donne une connaissance accrue des dossiers, mais ça peut aussi teinter mon optimisme. Avis aux lecteurs.

La politique :

Depuis un peu plus d’un an, les politiciens ontariens semblent se soucier un peu plus du fait français en Ontario. Le 25 septembre dernier, jour des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes, les dirigeants de l’AFO étaient invités à rencontrer la première ministre Kathleen Wynne, le chef du Parti conservateur de l’Ontario Tim Hudak ainsi que la critique néo-démocrate aux Affaires francophones, France Gélinas, afin de présenter les priorités de la francophonie ontarienne. Tous ont démontré une grande ouverture envers les dossiers prioritaires, notamment celui d’une université de langue française. J’y reviendrai. Queen’s Park a d’ailleurs déjà adopté en deuxième lecture un projet de loi visant à donner au commissaire aux services en français de l’Ontario les mêmes pouvoirs que ceux des autres commissaires de la province. Les trois partis semblent unanimes sur cette question et il est à espérer que le projet de loi passe l’étape de la troisième lecture avant de prochaines élections. Soyons vigilants. Lors de leur récente convention, les conservateurs ont aussi adopté une résolution mandatant leur caucus à se pencher sur la question à savoir comment un gouvernement bleu pourrait appuyer et favoriser le développement de la langue et de la culture françaises en Ontario.

Université de langue française :

Pour une première fois, il semblerait y avoir consensus au sein de la communauté sur le fait que l’Ontario doit avoir une université de langue française. Et il semblerait que ce consensus commence à faire du chemin à Queen’s Park. Mme Wynne, M. Hudak et Mme Gélinas ont tous dit publiquement que cette demande de la communauté est raisonnable. C’est sûr qu’ils sont en mode préélectoral et que «words are cheap», mais c’est déjà plus d’appui politique qu’auparavant. Ce dossier est d’ailleurs adroitement mené par trois associations, le Regroupement des étudiants franco-ontariens (REFO), la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO) et l’AFO. Celles-ci ont jusqu’ici réussi à mobiliser l’opinion publique. Des rencontres communautaires à Timmins le 19 octobre, à Sudbury le 2 novembre et ailleurs en province viendront d’ailleurs consolider ce consensus. Tout ce travail doit mener à des états généraux sur l’université de langue française en février 2014 qui devront définir une structure de gouvernance possible ainsi qu’une stratégie politique visant à obtenir notre université. Ensuite viendra une demande formelle à la province. Restons vigilants.

Restructuration de l’AFO :

L’Assemblée revoit actuellement ses structures afin d’améliorer sa représentativité, d’assouplir son fonctionnement et d’être plus présente partout en Ontario. C’est un travail de longue haleine qui ne sera terminé qu’en 2014, mais je peux d’ores et déjà vous dire que tous les membres du conseil d’administration y travaillent fort et, surtout, y travaillent dans l’harmonie. Ça augure bien pour l’avenir.

Réjean Grenier, éditorialiste invité

Lu 2132 fois Dernière modification le vendredi, 18 octobre 2013 09:31
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