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vendredi, 11 octobre 2013 09:17

Bon baiser, bonne relation ?

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Plusieurs recherches durant les dernières années démontrent que nos connaissances au sujet du baiser étaient minimes. On tenait pour acquis que des lèvres qui se touchaient entre deux individus exprimaient tout simplement de l’amitié et de l’amour. Cette tradition a été transmise pendant plusieurs siècles selon les dires de divers anthropologues. Quelle belle surprise d’apprendre enfin que le baiser est beaucoup plus que cela!
Au moment de rédiger ce blogue, 90 % des humains échangent des baisers et seulement 10 % de la population n’en donnent pas.
Diverses théories existent sur les débuts de l’échange des baisers. La plus populaire est sans doute celle où, il y a des siècles, la mère primate transmettait de la nourriture mâchée à son enfant et touchait ses lèvres.
Peu importe ses débuts et les traditions dans diverses cultures, ce que nous savons maintenant en surprendra plusieurs et aura sans doute un effet sur votre façon partager un baiser.
Quand un couple s’embrasse et partage un baiser, un échange d’information se produit d’une bouche à l’autre, que ce soit de nature chimique ou autre. Cette information peut indiquer, entre autres, le taux de compatibilité génétique du couple, l’état de santé de l’un et l’autre, et l’engagement dans la relation. Ce ne sont que quelques exemples parmi plusieurs. De plus, nous savons que le baiser envoie des signaux au cerveau et au corps qui produisent fréquemment des réactions physiques accompagnées d’émotions souvent très intenses et de sensations stimulantes. Pour certaines personnes, le baiser peut même devenir une dépendance à cause de ses effets séduisants qui simulent un état euphorique.
Les études démontrent que le baiser ne signifie pas la même chose pour les femmes et les hommes. Examinons d’abord sa signification pour les hommes, puisque les recherches semblent confirmer ce qu’on soupçonnait déjà.
En effet, selon une étude récente, la majorité des hommes ayant participé à un sondage ont indiqué clairement qu’ils offraient souvent un baiser à une femme uniquement dans le but d’avoir des relations sexuelles. De plus, ces hommes ont indiqué que le baiser n’est pas nécessaire avant d’avoir des relations sexuelles; non plus est-ce important si la femme n’embrasse pas bien. Un homme préfère souvent «galocher» (traduction française récente pour french kiss). On croit que la raison pour galocher repose sur le fait que l’homme «garoche» inconsciemment de la testostérone dans la bouche de sa partenaire afin d’accélérer son niveau de stimulation. Remarquez cependant que plusieurs femmes diront que cela ne fonctionne pas… du moins, pas toujours.
Il va sans dire que pour la femme, ce n’est pas la même chose. Toujours selon la même étude, le baiser peut aussi servir d’indicateur de l’état d’une relation. Pour l’homme — et davantage pour la femme, plus particulièrement — un mauvais baiser peut effectivement mettre fin à une relation, peu importe le taux de compatibilité à l’autre personne. Une femme sera moins intéressée à avoir des relations sexuelles si le baiser de l’homme est insatisfaisant. La recherche démontre qu’une femme se sert d’un baiser afin d’évaluer le potentiel d’un nouveau partenaire, de déterminer l’état de la relation et de mesurer le niveau d’engagement de son partenaire. Comment peut-on expliquer que la femme utilise un baiser pour répondre à tant de choses ? Le professeur américain, Gordon G. Gallup Jr maintient que c’est parce que la femme cherche non seulement un homme qu’elle peut aimer, mais aussi quelqu’un qui sera là pour l’appuyer tout en lui offrant une certaine protection et stabilité. Et elle soupèse tout ceci avec un simple baiser! Maintenant, vous savez pourquoi le baiser est tellement populaire. Reste à savoir combien de vous songerez à ces faits lors de votre prochain baiser…

(Dans le prochain blogue, je discuterai des bienfaits des baisers et je partagerai quelques faits cocasses à leur sujet. Restez aux aguets!)

Jacques Babin est professeur au Collège Boréal et sexologue clinicien. Il a sa propre pratique à Sudbury.
Lu 5849 fois Dernière modification le vendredi, 11 octobre 2013 09:21
Jacques Babin, Ph.D.

Professeur au Collège Boréal et sexologue clinicien.

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