FacebookTwitter
mardi, 19 janvier 2016 14:14

Une nouvelle façon de voir les maisons de retraite

Écrit par 
Grand Sudbury — Sophie Huneault et son conjoint Paul Gagnon veulent ouvrir un nouveau type de résidence pour les personnes atteintes d’Alzheimer. Une maison où les résidents seraient plus libres et, surtout, où ils pourraient continuer à vivre avec leur conjoint.

Mme Huneault a été inspirée par la situation de ses beaux-parents. Son beau-père, atteint d’Alzheimer, ne pouvait plus rester dans la résidence où il vivait avec sa femme. Il a été transféré dans un centre spécialisé, mais son épouse ne pouvait pas l’accompagner.

«Ma belle-mère vivait aussi un deuil et un déchirement. Elle se disait que son mari n’était pas si avancé et se demandait pourquoi elle ne pouvait presque plus le voir après 60 ans de mariage», raconte Mme Huneault. Ils se sont également aperçus que leur histoire n’était pas unique.

«Dans les premiers stades de la maladie, les gens qui demeurent dans les résidences pour Alzheimer sont souvent plus anxieux et plus dépressifs, ce qui augmente les symptômes de la maladie», poursuit-elle. Le beau-père de Mme Huneault est Jean Gagnon, un homme bien connu à Sudbury qui a, entre autres, défendu les droits des travailleurs qui ont développé un cancer en raison de leurs mauvaises conditions de travail et il a participé à la création du Centre de cancérologie du Nord-Est.

some_text
Jean Gagnon — Photos : Courtoisie

Mme Hunault et M. Gagnon avaient déjà l’intention d’ouvrir une maison de retraite. Après avoir analysé la situation des parents de M. Gagnon, ils ont transformé leur projet. Ils espèrent pouvoir accueillir des couples dont un des membres est dans les premiers stades de l’Alzheimer et ainsi éviter leur séparation.

Conserver leur autonomie
Le but de Mme Huneault est de laisser les résidents vivre leur vie à leur rythme. Pas d’horaire de marche ou de bain. Ils pourront faire ce qu’ils veulent et obtenir l’aide nécessaire quand ils en auront besoin, pas nécessairement quand c’est leur «tour». «Ils vont devenir une extension de notre famille. Moi, mon mari et mon fils allons vivre avec eux», indique-t-elle.

Elle veut que les résidents participent à la vie de groupe, faire du jardinage et préparer les repas, par exemple, afin de leur permettre de conserver leur indépendance aussi longtemps que possible. «J’aimerais aussi faire un mélange des générations, avoir une collaboration avec des garderies pour que les enfants viennent prendre leur collation chez nous et interagissent avec les personnes âgées», avance-t-elle.

Elle sait très bien qu’ils ne pourront pas garder leurs résidents indéfiniment. Lorsque la maladie sera trop avancée et qu’un résident sera transféré, ils faciliteront la transition. «Nous allons former le personnel de leur nouvelle résidence, leur dire qui ils sont, ce qu’ils aiment et ce qui les allument», précise Mme Huneault.

some_text
Paul Gagnon et Sophie Huneault

De plus en plus près du but
«Nous avons appris dans nos démarches, par pure chance, que le vieux couvent à Hanmer était à vendre. La taille et le lieu étaient parfaits, alors nous avons fait une offre», raconte Mme Huneault. Lorsque les Sœurs de la Charité d’Ottawa ont compris leur projet, elles ont choisi de leur vendre la propriété, même s’ils n’avaient pas l’offre la plus élevée.

La vente n’est pas encore finalisée, mais plusieurs démarches ont déjà été faites auprès de la Ville du Grand Sudbury et le contrat de vente a été approuvé par les soeurs et l’évêque juste avant les Fêtes.

Financement recherché
Parce que le couple ne peut pas financer un tel projet seul, ils ont enregistré Résidence White Owl en tant qu’organisme à but non lucratif en aout 2015. «Il y a plusieurs fonds qui existent pour nous aider une fois que nous serons ouverts, mais rien pour le démarrage et les rénovations», remarque-t-elle.

Résidence White Owl est donc à la recherche de dons et de financement. «Nous avons besoin d’argent pour les rénovations, j’ai aussi besoin d’aide de gens qui sauraient comment mener une campagne de financement», dit-elle. Elle a réussi à amasser un peu d’argent, mais sur une trop petite échelle pour leurs besoins. Selon leurs calculs, ils auront besoin d’un montant de départ de 800 000 $ à 1,5 million $.

Les gens qui veulent appuyer le projet de la Résidence White Owl peuvent communiquer avec Mme Huneault au 249-878-1255 ou écrire à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. .

Lu 2914 fois Dernière modification le mercredi, 20 janvier 2016 08:50
Julien Cayouette

Directeur de l'information

705-673-3377, poste 6209 ou sans frais : 1-866-926-3997

levoyageur@levoyageur.ca

Actualité du Nord

  • Les loups se feraient plus présents à East Ferris
    Les loups se feraient plus présents à East Ferris Astorville — Le conseil municipal d’East Ferris a récemment déposé une résolution auprès du ministère des Richesses naturelles et des Forêts afin de sensibiliser le gouvernement provincial au sujet de la présence grandissante de loups dans la municipalité. Certains regroupements,…
    Ecrit le mercredi, 23 mai 2018 15:12
  • TNO 2018-2019 : « Vous êtes ici »
    TNO 2018-2019 : « Vous êtes ici » Sudbury — Le dévoilement de la programmation 2018-2019 du Théâtre du Nouvel-Ontario (TNO) a bien failli être gâché par une panne d’électricité. Heureusement, le courant est revenu 20 minutes avant l’heure prévue pour les annonces. Dévoilée à travers une série d’installations…
    Ecrit le jeudi, 17 mai 2018 18:37
  • L’art urbain en mouvement
    L’art urbain en mouvement Sudbury — Un groupe d’artistes visuelles montréalaises sont de passage à Sudbury cette semaine. Habituellement confinées au même terrain vague dans la métropole québécoise, les huit artistes d’Auto-workshop ont décidé de quitter leur enclave et de prendre la route pour…
    Ecrit le jeudi, 17 mai 2018 16:36
  • De la République tchèque à l’Ontario français
    De la République tchèque à l’Ontario français Sudbury — Qu’est-ce qui peut bien attirer une étudiante de Prague, en République tchèque, à venir étudier en Ontario? Rien de moins que la culture franco-ontarienne. Alice Luňáková étudie l’enseignement des langues aux enfants à l’Université Masaryk, dans la ville…
    Ecrit le mercredi, 25 avril 2018 14:00
  • Candidate pour Miss North Ontario malgré une encéphalite
    Candidate pour Miss North Ontario malgré une encéphalite Timmins et Sudbury — Pour des raisons médicales, Keisha Corbeil a dû mettre sur la glace un projet qui lui tenait à cœur. Après avoir surmonté une difficile épreuve, elle a décidé de persévérer et de mener à bien un…
    Ecrit le vendredi, 20 avril 2018 16:24
  • Distinction provinciale pour Gaëtane Pharand
    Distinction provinciale pour Gaëtane Pharand Sudbury — La directrice générale du Centre Victoria pour femmes (CVF), Gaëtane Pharand, et l’une des 19 personnes qui ont reçu ce matin le Prix de distinction du procureur général pour les services aux victimes. Ce prix reconnait le travail exceptionnel…
    Ecrit le jeudi, 12 avril 2018 13:45
  • Une autre expérience réussie pour Rochelle Larivière
    Une autre expérience réussie pour Rochelle Larivière Sudbury — Pour une deuxième année consécutive, Rochelle Larivière, de l’École St-Paul de Lively, se rendra à l’Expo-sciences pancanadienne. Rochelle est la seule francophone qui a remporté l’une des six places disponibles, décernées lors de l’Expo-sciences régionale de Sudbury dimanche…
    Ecrit le mercredi, 11 avril 2018 21:57

RokStories

Éditorial de la semaine

Calendrier du Nord

Twitter

Member Login