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mardi, 08 décembre 2015 15:10

Centre culturel La Ronde : réparer ou construire?

Écrit par 
Josée Duquette (gauche), présidente du CA du Centre culturel La Ronde. Josée Duquette (gauche), présidente du CA du Centre culturel La Ronde. Photos : Emilie Deschênes
Timmins — «Nous avons convoqué cette réunion spéciale dans le but de faire une mise à jour de nos activités qui se déroulent au Centre ainsi que de l’édifice et des options qui vont s’offrir à nous», affirme la présidente du conseil d’administration du Centre culturel La Ronde, Josée Duquette, aux nombreux invités à la consultation du 1er décembre dernier à l’auditorium Charles-Fournier de l’École secondaire catholique Thériault.

« Le feu était à La Chaumière, mais nous, au Centre, on a des problèmes avec la fumée. Donc, la fumée a endommagé plusieurs endroits et c’est pour ça que le Centre est fermé », explique-t-elle.

«Bonne nouvelle! Le bingo va recommencer demain (le 2 décembre). Nous avons eu la chance de trouver un endroit : le sous-sol de l’Église Notre-Dame-de-la-Paix», indique la présidente. Rappelons que le bingo constitue l’une des principales sources de revenus du Centre.

Ampleur des dommages
«Le CA de La Ronde s’est réuni plusieurs fois depuis l’incendie en novembre et on a eu la chance de rencontrer notre ajusteur d’assurance à deux reprises», dit-elle, en ajoutant que l’enquête se poursuit toujours. « Donc pour le moment, l’ajusteur nous a donné un montant qui est approximatif. Pour réparer notre Centre, ça peut couter entre 1,5 et 2,2 millions $ pour l’instant. On n’a pas encore tous les montants exacts parce qu’il y a différentes étapes qu’on doit franchir avec l’assureur », indique Mme Duquette.

Cette dernière souligne que l’assurance couvrira tous les frais de réparation provenant des répercussions du feu.

Découverte d’amiante
« On a trouvé de l’amiante. Donc là, on est en train d’explorer ce côté-là, de voir où est l’amiante dans le Centre et les couts pour l’enlever. Ces données, on ne les a pas encore parce que c’est encore à l’état de l’enquête », mentionne la présidente. « Un contracteur va nous donner une soumission pour nous dire ça coute tant pour enlever l’amiante. On enlève l’amiante, ça, peu importe. On prend l’argent de l’assurance et on enlève l’amiante. »

Parmi la foule, une membre préoccupée a questionné le CA au sujet de l’amiante. « De ce que je comprends, l’amiante devient dangereuse seulement quand elle est dans les airs », répond le directeur général, Daniel Ouellet. « Intacte comme elle l’était, ça ne dérangeait rien avant », ajoute Patrik Durepos, membre du CA. Il a donc été suggéré par un autre membre du public de refermer les murs et de les laisser tels quels. « Ils ont trouvé de l’amiante, on ne peut pas juste remettre les murs », affirme le directeur général. «On n’a pas le choix de l’enlever. »

Les deux options
« La raison qu’on vous donne deux options, c’est que ce n’est pas à moi, comme directeur général, ou aux membres du CA de prendre la décision. La Ronde appartient aux membres », précise M. Ouellet.

« On n’est pas ici aujourd’hui pour commencer à parler de ce qu’on veut dans le Centre. Ce n’est pas ça du tout qu’on veut faire ce soir, c’est qu’on veut juste savoir quelle option on veut aller chercher », ajoute la présidente. « Il n’y a aucune décision qui sera prise officiellement ce soir. C’est une consultation qu’on veut faire avec vous. On veut connaitre votre opinion. »

Option 1 — Réparation
« Ce que nous avons comme première option, c’est de réparer le Centre et tous les frais seront couverts par l’assurance. Alors on remet le Centre comme il était avant le feu. Par contre, il faut que je vous dise que notre Centre est vieux », poursuit la présidente. « Tout d’abord, l’ascenseur a de l’âge. L’ascenseur doit être réparé. Il faut l’enlever et remettre un nouvel ascenseur. On parle de 100 000 $ - 150 000 $. Ensuite, ce qu’on a pensé aussi, c’est qu’on a une autre section de la toiture à faire. Le système électrique, il va falloir le mettre à jour, parce qu’il est vieux. Le système de chauffage est encore bon, mais dans quelques années, il va falloir refaire le système de chauffage aussi. Et je pourrais continuer à en énumérer parce qu’on parle de grosses réparations et on a toujours l’entretien de l’édifice à prendre en considération. Donc, on a beaucoup de réparations à faire même si le Centre est remis tel quel. Donc, on s’est penché vers une deuxième option, soit celle de le reconstruire. »

Option 2 — Reconstruction
« On ne peut pas démolir l’édifice tant qu’il y a de l’amiante dedans. Donc on a un chiffre qui est X pour enlever l’amiante. [...] On enlève l’amiante, on prend des contracteurs, des experts en démolition, et on reconstruit le Centre », explique Mme Duquette. «Si on choisit de reconstruire le Centre, il va falloir penser à mettre en place un nouveau comité, un comité qui pourrait s’occuper d’élaborer des plans, de savoir ce qu’on veut dans notre Centre pour donner des suggestions à nos membres. Et il va falloir aussi penser à notre nouvelle philosophie. Qu’est-ce qu’on veut dans le Centre? Ce n’est pas quelque chose qui peut être pris à la légère, c’est un gros projet. Il s’agit juste de bien y penser. Ce comité-là pourrait travailler sur le projet de reconstruction. Par la suite, c’est sûr qu’on vous convoquerait de nouveau pour vous proposer des options sur la reconstruction.»

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Quelques-uns des membres présents à la consultation.

Période de questions
Les membres du Centre ont eu l’occasion de poser une foule de questions aux membres du CA ainsi qu’à la direction générale, en plus de partager des idées.

« C'est une occasion qu’on aurait peut-être pas dans un avenir prochain, alors il faut, quant à moi, reconstruire », déclare un membre, M. Racicot.

« On arrive à 50 ans, je pense que c’est en 2018, alors que pense que c’est une opportunité en or d’avoir un projet pour la francophonie ici à Timmins. Il faut vraiment avoir une vision et décider ce qu’on envisage pour les 50 prochaines années de La Ronde. Alors, je dis démolir et amener quelque chose de neuf », indique un autre membre, M. Roy.

«Rénover, ce serait une option, oui, mais moi, rendu à votre bel âge, ce Centre ne serait plus là», souligne M. Forget, un jeune père de famille. «Un nouveau bâtiment, à mon avis, ce serait quelque chose qu’on pourrait utiliser, moi, ma femme et mon enfant. C’est quelque chose qui va durer plus longtemps.»

Lors des discussions, il a été proposé par un membre d’explorer les possibilités en termes de bâtiments vacants pour localiser certains services temporairement.

« Quand on accepte l’argent de l’assureur pour faire autre chose, on n’est pas avantagé comparativement à reconstruire, juste pour que vous le sachiez. Parce que quand on reconstruit, il y a toute sorte d’imprévus que les assurances vont absorber, mais qui n’étaient pas prévus au préalable », souligne Mme Lafrenière. « Comme il y en a qui l’ont mentionné, il y aurait peut-être une troisième option, soit de regarder à un autre site. Je réalise que le Centre est bien localisé présentement. Peut-être qu’on pourrait en tirer des bénéfices de le vendre. On éviterait des couts de démolition, qui sont quand même très importants, si en plus il faut enlever l’amiante. Mais aussi, je pense qu’il faut regarder s’il y a d’autres partenaires avec qui on pourrait s’associer si l’on reconstruit. »

« Avec le modèle actuel [de La Ronde], c’est ben de valeur, mais ça ne peut pas survivre avec les revenus qu’on avait. Alors, je pense qu’il va falloir tout repenser avant de prendre une décision soit de rénover ou de reconstruire », indique M. Lambert.

Outre les suggestions relatives à l’avenir de l’édifice, une membre a levé son chapeau à l’équipe de gestion du Centre et s’est dite rassurée de constater que le Centre est entre bonnes mains.

Réouverture du Centre
« Avez-vous une date que vous pensez pouvoir rouvrir. Avez-vous quelque chose? Dans un an, dans six mois, dans un an et demi? Avez-vous pensé aux locataires? Ces locataires ne peuvent pas attendre un an et deux ans, parce que la perte est grande, et la perte est grande pour le Centre culturel La Ronde », mentionne Mme Soucy. « Je sais que les pertes sont là, les locataires, je leur ai parlé. Honnêtement, on n’a aucune idée. Mon ajusteur d’assurance est l’expert et il vous dirait la même chose. Je ne peux pas vous dire six mois, parce que je ne le sais pas. [...] On n’a vraiment aucune idée. C’est triste, je le sais, mais on ne peut pas vous donner plus de réponses », souligne M. Ouellet.

Les membres du CA ont noté les suggestions qui ont été soulevées au cours de la soirée. « Définitivement, on va regarder les couts de démolition. Par la suite, avec le comité, on va regarder les couts pour rebâtir à neuf », poursuit la présidente.

Les membres sont invités à rester à l’affut des prochaines actions en visitant le site web du Centre, en suivant sa page Facebook ou en consultant le journal Le Voyageur.

Lu 3410 fois Dernière modification le mardi, 08 décembre 2015 16:36
Émilie Deschênes

Correspondante

Timmins

emilie@levoyageur.ca

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