FacebookTwitter
mercredi, 25 septembre 2013 12:54

Célébrons notre drapeau

Il y a quelques années, les francophones de l’Ontario se sont donné le 25 septembre comme journée de ralliement pour démontrer leur fierté. Le vert et le blanc, couleurs du drapeau franco-ontarien, sont à l’honneur. Le bref historique de ce symbole est maintenant bien établi dans le folklore franco-ontarien. Gaétan Gervais, professeur d’histoire à l’Université Laurentienne, a conçu le projet de concert avec un groupe d’étudiants. Notre drapeau a été hissé pour la première fois à Sudbury, à l’Université de Sudbury plus précisément, le 25 septembre 1975. Puis, environ 26 ans plus tard, il a été officiellement reconnu par le gouvernement de l’Ontario comme étant le symbole de la communauté francophone. C’était le 21 juin 2001. La Ville du Grand Sudbury l’a même hissé en permanence le 1er décembre 2006 à l’hôtel de ville (Place Tom Davies). Plusieurs communautés du Nord de la province le hissent maintenant en permanence. Pour moi, alors que j’étais sur les bancs d’école durant les années 1980, le drapeau commençait à prendre une signification importante, mais il n’était pas vraiment question de célébration. Pour les gens un peu plus âgés, à moins de faire partie du système scolaire ou d’être directement engagé avec un organisme francophone, célébrer le drapeau n’est pas un réflexe comme c’est le cas, pour le drapeau canadien, à l’occasion de la fête du Canada ou, pour ce qui est du fleurdelisé québécois, à la Saint-Jean-Baptiste.   Seul le temps déterminera si cette célébration continuera à prendre de l’ampleur et saura mobiliser les francophones dans leur ensemble ou si elle sera soulignée dans notre système scolaire, dont le mandat est d’assurer la promotion de la francophonie auprès des élèves, ce qui devient vital pour la survie de notre culture. Le fait de vivre des moments forts lors de la levée du drapeau revêt de l’importance.  C’est ainsi que pour s’épanouir et continuer à prendre notre place, il faut que la célébration devienne une fête pour la population générale. Certains se disent indifférents envers les symboles comme le drapeau. Il est important d’avoir une génération de jeunes qui connaîtront l’importance du drapeau franco-ontarien, un symbole qui revêtira une certaine importance dans leur sens d’identité. Mais ça, ils doivent le décider, choisir de leur propre gré. Forcer les choses ne mène à rien. La marche vers ce sens d’identité ne doit pas être imposée par une institution, mais venir de ses propres mœurs. Cette marche, elle est longue. Il faut continuer à célébrer et faire découvrir la culture chez plusieurs de nos francophones par le biais de spectacles, de pièces de théâtre, de musique, de lecture, etc. Finalement, ce qu’il faut, c’est être fier d’être soi-même et accepter sa langue, et non en être embarrassé. Je pense à plusieurs de nos parents issus de familles francophones qui n’avaient d’autre choix que de poursuivre leurs études secondaires dans des écoles anglophones et qui faisaient l’objet de discrimination systémique de façon journalière à cause de leur accent et de leur culture. Pour plusieurs de cette génération d’avant l’éducation en français au niveau secondaire en Ontario, le drapeau est venu trop tard. Maintenant, presque 40 ans après sa création, pour plusieurs Franco-Ontariens, c’est ce que Gaétan Gervais et ses élèves nous ont donné : la fierté d’être qui l’on est. Vivre et être, dans sa langue! En passant, le site web lavoixdunord.ca est officiellement lancé aujourd’hui (25 septembre) et ce n’est pas une coïncidence. Je vous encourage à le visiter et à nous faire part de vos commentaires, quels qu’ils soient.
Lu 2626 fois Dernière modification le mercredi, 25 septembre 2013 12:56
Paul Lefebvre

Éditeur

705.673.3377

Actualité du Nord

RokStories

Éditorial de la semaine

Calendrier du Nord

Twitter

Member Login