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mercredi, 28 août 2013 00:00

Session de chialage

Au moment où j’écris ces lignes, il ne fait pas beau dehors. Belle journée pour chialer. Ou pour râler, comme disent les Français. Et ça s’adonne que plusieurs choses m’achalent dernièrement. Alors, c’est parti! Si vous n’appréciez pas le chialage, vous devriez cesser de lire ici.

Les manufacturiers

Avez-vous remarqué, depuis quelques années, comment les manufacturiers ont rapetissé les contenants, mais pas les prix ? Ils nous prennent vraiment pour des valises. Comme si on ne s’apercevait pas qu’ils nous chargent plus cher pour leurs produits. Oui, oui, les barres de chocolat, les sacs de chips, les bouteilles d’huile, c’est de ça dont je parle.

Les détaillants

Expliquez-moi pourquoi les épiciers doivent mettre un collant sur chaque fruit, chaque légume vendu en vrac. Ces collants ne comportent même pas de code à barres. Ils sont complètement inutiles, sauf pour me faire sacrer, ce qui déplait à ma femme. De plus, quelqu’un doit bien les mettre sur ces fruits et légumes, ce qui en augmente certainement le prix. En parlant de collants, pourquoi certains détaillants apposent-ils des collants qu’on doit enlever avec des produits chimiques ? En passant, l’essence à briquet fonctionne bien sur le verre, mais on ne peut pas l’utiliser sur tout. L’autre jour, ma femme a acheté deux belles boîtes-cadeaux. L’intérieur des boîtes était tapissé d’un beau papier décoratif. Devinez où était le collant presque indélogeable. Ben oui, à l’intérieur. Ça a vraiment taxé mon peu de patience. Il me semble qu’il existe aujourd’hui des colles... moins collantes.

Les universités

J’ai deux enfants à l’université. Je ne râlerai pas ici — j’écris «râler» en français de France pour les universitaires — contre les droits de scolarité beaucoup trop élevés, mais plutôt sur la façon dont on doit s’en acquitter. Je ne sais pas si toutes les universités ont ce même règlement, mais l’Université Laurentienne et l’Université d’Ottawa n’acceptent pas les paiements par carte de crédit. Pourquoi ? Des fois, ça simplifie la vie de pouvoir juste téléphoner et donner son numéro de carte de crédit. Bing, bang, c’est fini! Je suis pauvre, ils sont riches, mais ma dette est payée. C’est quoi le problème, les universités? Toujours aux universités, pourquoi certains professeurs n’admettent-ils pas les ordinateurs en salle de classe ? Ces professeurs expliquent que des étudiants pourraient utiliser l’ordinateur pour naviguer sur le web et ne pas porter attention à leur cours. Pourtant, ces jeunes ont payé des milliers de dollars pour suivre ces cours. S’ils ne portent pas attention, c’est leur problème. Entre-temps, que ceux qui sont attentifs puissent utiliser un ordinateur ne devrait rien changer à un enseignement solide et intéressant. De plus, j’ai une grande nouvelle pour vous : votre job est de préparer mes enfants à l’avenir. Or, du bas de mon petit baccalauréat, il me semble que l’ordinateur fait déjà partie de leur présent et fera partie de leur avenir. Comme disent les Anglais, «Get with the program!».

Réjean Grenier, éditorialiste invité

Lu 1365 fois Dernière modification le vendredi, 20 septembre 2013 10:35
La voix du Nord

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