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mercredi, 08 avril 2015 00:00

Dans nos bois : le tremble (peuplier)

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Son nom vient du mot latin «populus», qui désignait à la fois le peuple et l’arbre. Il se multiplie et se rencontre partout parce qu’il est grand, connu pour sa légèreté ou bien parce qu’il murmure la plupart du temps. C’est le peuplier noir, aux feuilles triangulaires légèrement dentelées sur les bords, qui est la source première en médecine populaire. Son bois calciné donne le fameux charbon végétal vendu en pastilles ou en poudre contre les aigreurs d’estomac. Les bourgeons du tremble, récoltés au printemps, à ce temps-ci, sont utilisés depuis au moins 400 ans. La préparation la plus ancienne est connue sous le nom d’onguent populéum.

Le tremble ou peuplier : version simple de cet onguent

Les bourgeons constituent l’élément principal et vous pouvez la faire ainsi : faire bouillir doucement deux poignées de bourgeons pendant au moins une heure dans trois parts d’eau (ex : 200 g de bourgeons pour 600 d’eau). Ajouter à ce mélange deux parts de saindoux (400 g pour notre exemple). Le laisser sur feu très doux jusqu’à l’évaporation complète de l’eau. Passer à travers un coton-fromage ou un filtre à café. Cet onguent est conseillé, d’après les anciens, contre les brûlures, les inflammations, les crevasses, les gerçures et les douleurs rhumatismales. C’est le temps en ce moment de cueillir les bourgeons, ici et là, sur les branches. Il ne faut pas cueillir une branche en entier, car l’arbre a besoin de ses bourgeons pour vivre.

N.B. – Toujours consulter un professionnel de la santé pour un diagnostic exact et précis.

P.S. – Pour un procédé plus élaboré, consulter, dans l’édition du Voyageur de l’an dernier, toutes les explications d’un onguent plus complexe.

Connaissez-vous l’eau de Pâques ?

Le matin de Pâques, avant le lever du soleil, tout commence par une marche aux flambeaux. On cueille cette eau à contre-courant dans un ruisseau ou une rivière. Cette tradition ne date pas d’hier. «La tradition de la cueillette de l’eau de Pâques remonte à l’époque de la Nouvelle-France, au XVIIIe siècle. Elle était déjà perçue comme une source de protection pour l’année è venir.» On aspergeait les yeux pour avoir une bonne vision et aussi on faisait des ablutions sur la peau présentant des problèmes.

Connaissez-vous l’écorce de Pâques ?

Il s’agit d’une ancienne coutume qui consistait à ce que le père de la famille donne à chacun un petit carré d’écorce de bouleau que la personne gardait précieusement dans son porte-monnaie. Au même moment, une prière était faite afin que la personne qui reçoit cette écorce ait une année bénie et protégée. Cette pratique existe dans certaines régions du Québec et de la France. On dit que la foi fait bouger les montagnes. À méditer.

Chocolats du printemps

1 ½ livre de sucre en poudre

¼ livre de beurre fondu

½ boite de lait condensé sucré

2 c. à s. de sirop de maïs

1 c. à s. de vanille

½ livre de chocolat semi-sucré ou de pastilles à fondre.

Arômes désirés : érable, amande, citron, quelques gouttes dans la préparation.

Mettre le sucre en poudre, le beurre, le lait, le sirop de maïs et la vanille. Façonner en forme d’œuf ou en petites boules sur un papier ciré et réfrigérer 2 heures. Pendant ce temps, fondre le chocolat. Piquer les centres avec une fourchette ou un pic en bambou et tremper dans le chocolat fondu. Remettre sur le papier ciré et laisser prendre.

P.S. – On peut colorer les centres en teintes pastelles et on peut ajouter des noix si désiré.

Petite confiture de fraises «maison»

4 t. de fraises

4 t. de sucre blanc

2 c. à s. de jus de citron

1 c. à t. de beurre

1. Écraser les fraises avec une fourchette. Mettre dans une casserole, ajouter le sucre, le jus de citron et le beurre. Porter à ébullition.

2. Cuire de 15 à 20 minutes. Thermomètre : 220 degrés F (105 degrés C).v 3. Remplir les petits pots.

L’art d’aimer

Nous croyons aimer les autres en tentant de les rendre conformes à notre idéal ou en essayant de les aider malgré eux. Ce faisant, nous leur nuisons. Eux seuls connaissent le chemin que leur âme a choisi. Vouloir le bien des autres, c’est leur permettre de naviguer sur les eaux et dans l’embarcation qu’ils ont choisie. Prenons quelques minutes pour contempler de nature ou simplement pour fermer les yeux et respirer paisiblement.

Mot de la fin 

«Aimer c’est laisser l’autre être ce qu’il est.» (Arthur Janov)

Bonne semaine.

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