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mercredi, 28 janvier 2015 00:00

Dans nos bois : les plantes en hiver

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Le thé des bois (gaulthérie couchée) est une plante des bois robuste, couchée contre la terre. Les fruits rouge vif mûrissent à l’automne et survivent tout l’hiver. Ils sont cachés sous les feuilles vertes et luisantes. Le petit thé raffole des sols acides. Il pousse lentement et conserve son humidité grâce à ses feuilles dont le dessus ciré le protège de l’évaporation et du desséchement des vents d’hiver. On sait depuis longtemps que baies et feuilles contiennent du salicylate de méthyle, un composé qui sert à certains remèdes. On peut faire une tisane avec les feuilles. À prendre en dose modérée.

Un beau souvenir

Cette semaine, je partage avec vous un souvenir d’adolescence. C’était un beau jour d’été lorsque des visiteurs hongrois sont arrivés chez notre voisine. De l’autre côté de la rue, nous partagions avec eux cette joie. Il y avait parmi eux une belle dame âgée, hongroise, qui se mit à cuisiner dès son arrivée. Les effluves de paprika, d’ognon, d’ail et de piment venaient parfois, tel un ruban d’odeur, nous faire rêver de ce pays lointain. Cette dame portait toujours un grand tablier blanc brodé de couleurs vives. Ses belles joues roses paraissaient être comme deux fleurs dont ses longs cheveux tressés formaient une corbeille. Elle cuisinait souvent son poulet hongrois au paprika et, un beau jour, elle m’enseigna comment le réussir. Cette semaine, je vous en donne la recette. Elle racontait qu’il y a un temps lointain se déroulait en Hongrie, à la fête de St-Marc le 25 avril, une grande fête. La procession quittait l’église et se rendait en marchant jusqu’au milieu du champ de blé, la survie du peuple. L’invocation était de demander la grande faveur que le champ de blé pousse bien et que la grêle, la tempête et le feu ne détruisent pas les précieux grains. C’était la survie du peuple hongrois. On portait dans ses bras de beaux pains faits de farine pure et on les offrait en remerciements. On commençait la coupe du blé le jour de la fête de St-Pierre et de St-Paul, le 29 juin. Jusqu’à ce jour, la farine de la Hongrie est reconnu pour sa finesse et son gout de noisette à travers toute l’Europe. Malgré le temps qui passe dans le lointain, j’entends encore un certain air de musique tsigane de ce temps encore vivant dans mon cœur.

«Paprikas csirke» – poulet au paprika à la hongroise

1 gros ognon haché

1 gousse d’ail

1 piment vert haché

1 c. à s. d’huile

1 poulet en morceaux

2 c. à s. de bon paprika

1 c. à t. de poivre

2 c. à t. de sel

1 ½ t. d’eau

1 t. de crème sûre

1 c. à s. de farine

petites pâtes faites maison

1. Faire dorer l’ognon, l’ail et le piment dans l’huile.

2. Ajouter le poulet et faire dorer.

3. Saupoudrer le paprika, le sel et le poivre.

4. Ajouter l’eau et cuire doucement pendant 1 heure.

5. Dans un petit bol, mélanger la crème sûre, la farine et 1 t. du bouillon tiède. Retourner au poulet. Ajouter les petites pâtes et combiner doucement. On peut aussi servir sur des nouilles plates ou du riz.

Petites pâtes (les glissants) – «metéltek»

3 œufs battus

3 t. de farine

1 c. à t. de sel

½ t. d’eau

Combiner les ingrédients. Laisser tomber par cuillère à thé dans l’eau bouillante. Cuire environ 7 minutes. Égoutter et servir avec le poulet.

Salade traditionnelle pour accompagner ce plat – «Tejfölös uborka»

1. Un concombre anglais, à moitié pelé et passé à la râpe fine pour en faire des tranches que vous placerez dans un tamis.

2. Saupoudrer de sel et laisser égoutter au moins 1 heure.

3. Mettre dans un linge propre et tordre pour enlever l’eau.

Mettre dans un bol et ajouter : 1 t. de crème sûre, 1 gousse d’ail écrasée, du persil haché, un peu de Cayenne. Saupoudrer du paprika sur le dessus. Mélanger et servir avec le poulet.

Le 2 février – la «Chandeleur»

Dans les temps anciens, c’était le jour où les cierges et chandelles étaient bénis.

Dictons :

«Rosée à la Chandeleur

Hiver à sa dernière heure»

«À la Chandeleur

L’hiver s’en va ou prend vigueur»

«Le jour de la Chandeleur,

L’ours rit ou pleure»

«À la Chandeleur,

La chandelle pleure»

C’est-à-dire, la glace, au bord des toits, laisse dégouliner des gouttes d’eau.

Mot de la fin

Lorsque vous êtes triste, regardez en votre cœur. En vérité, vous pleurez pour ce qui fut votre délice. La joie et la tristesse sont inséparables. Ensemble elles viennent, et quand l’âme vient s’asseoir seule à votre table, rappelez-vous que l’autre dort sur votre lit. (Gibran, 1883)



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